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 A votre service Patron ! [terminé]

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MessageSujet: A votre service Patron ! [terminé]   Lun 14 Déc - 1:40



「 A votre service Patron ! 」

Ft Loris Seneca
La vie sur la planète terre était bien plus dure que Yuki ne l’aurait imaginé. Lui qui croyait que tout lui serait dû quand il mettrait les pattes sur ce nouveau territoire… Il s’était planté sur toute la ligne. Ces êtres, ceux appelés humains, parlaient d’une langue étrange dont il ne comprenait pas un mot. Heureusement, Hemy et lui étaient arrivés dans un hôtel, où d’autres créatures surnaturelles vivaient. Ils pouvaient donc communiqué aisément avec eux. Mais la règle était plutôt simple, s’ils voulaient participer à la vie de l’hôtel, travailler pour gagner leur vie, ils allaient devoir parler un maximum l’italien, la langue d’origine de cette contrée. Lui et sa sœur adoptive durent donc persévérer pour arriver à prononcer quelques mots potables dans ce langage. Mais Yuki y prenait plutôt plaisir et continua son apprentissage par d’autre langue nécessaire dans ce monde, comme l’anglais et le français. Les sonorités étaient plaisantes et la réceptionniste de l’établissement disait qu’il lui serait plus aisé de trouver un travail s’il était plus polyvalent. En quelques mois seulement, ils su parler correctement les trois langues et la femme à l’accueil le félicita. Il était rare de trouver de jeune gens avec ce genre de don d’intégration. Hemy, elle, arriva enfin à parler couramment l’italien et il était hors de question pour elle de parler une autre langue. Celle-ci lui suffisait amplement à lui donner des maux de tête. Yuki passa quelques tests et réfléchit à ce qu’il pourrait bien faire dans ce nouveau monde. Sa sœur adoptive avait opté pour les massages au Spa. Cela lui ressemblait bien tiens. Mais c’était quelque chose d’un peu trop… intime pour lui. Il était hors de question de masser quelqu’un et puis il n’avait pas ce don. Tout ce qu’il savait c’est qu’il voulait aider quelqu’un, être utile. Son instinct de chien lui hurlait cette nécessité. La jeune femme de la réception lui avait bien proposé un emploi à plein temps à l’accueil mais cela ne lui ressemblait pas. Il n’aurait pas eu assez de responsabilités et puis resté derrière un comptoir à servir des clients… où allait-il trouver la personne à servir là dedans ? Nan.

Puis quelques temps plus tard, une demande de recherche de secrétaires dans le hall de l’hôtel lui sauta aux yeux. Ça oui, cela pouvait être intéressant. Il en parla immédiatement à la réceptionniste qui tapa dans ses mains comme si cela lui avait paru une évidence. Elle prit son téléphone et lança à Yuki un sourire ravageur, chose qu’il lui rendit sans aucun mal.

- Patron. J’ai trouvé la secrétaire idéale pour monsieur Seneca, lança-t-elle d’un ton enjoué.

Elle continua la conversation avec son patron pendant quelques minutes et Yuki se rendit compte qu’il y avait encore un malentendu. Elle l’avait bien nommée comme une femme. Après tout, ça jupe plissée et son air de jeune demoiselle n’aidait pas. Et il n’avait pas donné de curriculum vitae, donc son sexe était encore non définie. Et puis dans un sens, tans mieux. Il préférait être pris pour une jeune demoiselle, la vie était plus facile ainsi. Il écouta la conversation d’une oreille canine attentive. Il comprit que le dénommé Seneca allait être son patron et qu’il était directeur des ressources humaines de l’hôtel. Rien que ça. Et vu les dires de la réceptionniste, il semblait avoir bien besoin de quelqu’un pour s’occuper de ses papiers et de l’administration. Il semblait… désorganisé. Chouette ! Tout l’inverse du toutou. Dans un sens, il craignait la rencontre, s’attendant déjà à tomber nez à nez avec un vieux d’au moins 800 ans. Mais peu importe, un travail était un travail. Et un chien ne se plaint jamais de la main qui le nourrit !

La réceptionniste termina son appel et déposa le téléphone sur son socle, se tournant vers Yuki un large sourire sur son visage.

- Bonne nouvelle, Monsieur Seneca souhaite te rencontrer à son bureau. Tu peux t’y rendre en empruntant le couloir au fond à droite. Tu n’as qu’à toquer à la porte où tu liras les inscriptions DRH.
- Merci infiniment Lizie.

Yuki se courba comme une jeune fille bien élevée et se dirigea vers le couloir en question, sous les encouragements de la réceptionniste. Bien, il était temps de rencontrer son futur patron.

Le couloir lui sembla plus court qu’il ne l’aurait cru et rapidement, il se trouva devant la porte en question. Il hésita quelque instant avant de prendre son courage à deux mains. Il toqua deux fois sur la porte et entendit une voix masculine lui ordonner d’entrer. La voix le fit frémir et il comprit tout de suite qu’il n’allait pas avoir à faire à un vieux de 800 ans, loin de là… Il tourna la poignée de la porte et entra silencieusement dans la salle où un jeune homme surement peu plus âgé que lui s’affairait à un appel téléphonique qui semblait lui prendre la tête. Comment le savait-il ? Disons que les grognements et les soupirs qu’il poussait durant la conversation, aidait Yuki à comprendre ça. Le chiot attendit quelque instants que le dénommé Seneca lui adresse la parole, où simplement qu’il daigne poser les yeux sur lui. Mais rien. L’homme était bien trop occupé à passer ses longs doigts dans sa chevelure pour montrer son agacement. Dieu… son patron était plaisant à regarder. Et là, le toutou se dit qu’il aurait peut-être été plus simple si son patron avait réellement eu 800 ans… Pourquoi fallait-il que Yuki soit homosexuel assumé…

- Je me fiche de vos excuses. Trouvez-moi un arrangement ou je coupe tout contact avec vous. Est-ce clair ?

Yuki eu un frisson en entendant les paroles dures et exigeantes du jeune homme aux cheveux or devant lui. Au moins, il pouvait avoir un avant gout de ce qu’allait être sa nouvelle vie en temps qu’esclave à tout faire de cet homme. Et étrangement, cela lui plaisait…

Le DRH termina sa conversation et se tourna vers Yuki sans décrocher une parole, scrutant la "jeune fille" de ses yeux dorés, comme pour lui attribué une note aux premiers regards. Yuki percuta  à ce moment là, il fallait qu’il fasse quelque chose. Il se courba en avant, posant ses mains sur ses cuisses.

- Mon nom est Yuki, enchanté.

Il attendit que son futur employeur lui donne la permission de se relevé. Il avait vite compris qu’avec cet homme il allait devoir se comporté d’une manière très soumise s’il voulait lui plaire.

Hrp - Et voilà ma Pewi ~ J'espère que cela t’ira :3

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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Sam 19 Déc - 18:39

« Directeur des ressources humaines ». Je crois que jamais un métier n’aurait pu me convenir aussi bien que celui que j’exerçais depuis désormais quelques années. La plupart de mes objectifs professionnels y étaient atteints : emprise, pouvoir, prestige, responsabilités. Chaque personne qui entrait dans mon bureau me vouait un respect inspiré par sa crainte. Car oui, c’était moi qui allais gérer une partie de leur avenir. S’il y avait des restrictions budgétaires, je choisissais qui perdait son emploi au sein de l’hôtel. Leur regard, empreint d’une appréhension à peine descriptible, me procurait systématiquement un sentiment de satisfaction aussi violent que vivifiant. Mes interlocuteurs avaient des façons de réagir très variées. Pour les uns, il était question de garder sa fierté. Ils ne suppliaient pas, me jetaient même des regards de défi, et repartaient du bureau la tête haute et la démarche assurée. Tout cela pour vider une bouteille de vin le soir en rentrant chez eux car ils se retrouvaient sans emploi. Pour les autres, la priorité était de conserver leur poste. Cette seconde catégorie était sans nul doute la plus stimulante pour moi. Ces personnes redoublaient d’ingéniosité pour arriver à leurs fins. Je ne pourrais même pas vous conter de façon exhaustive toutes les propositions et marchandages qui m’ont été faits dans ce but tant les idées étaient variées. La plus récurrente restait les pleurs et les supplications. Si j’en étais ému ? Pas le moins du monde.

Me tirant de mes pensées, le téléphone de mon bureau se mit à sonner. J’attendais effectivement un appel d’un partenaire nous fournissant en thés et cafés avec qui je devais rediscuter le contrat. Le problème ? Mon bureau était dans un tel capharnaüm que je ne voyais même pas mon téléphone. Je l’entendais, ça, c’était certain, mais impossible de le trouver. Les dossiers recouvraient mon espace de travail, au milieu des pots à stylos et de mon matériel informatique. Pour ne pas manquer l’appel, il ne me restait qu’une solution : me fier à mon ouïe et aggraver le bordel déjà présent. Techniquement, l’objet de ma quête était sur la droite de mon bureau, j’entrepris donc de pousser rapidement tout ce qui se trouvait de ce côté. Les papiers tombèrent au sol par paquet, ainsi qu’une agrafeuse que je pensais avoir perdu depuis un mois. Malheureusement, le téléphone aussi tomba. Le seul bon côté fut qu’il était raccroché à un fil, et donc qu’il ne percuta pas le sol. En revanche, le combiné n’eut pas cette chance lorsqu’il se décrocha de son socle, prenant l’appel d’office par le même temps. Je contournai rapidement mon bureau pour saisir le combiné, saluer mon interlocuteur, et reposer le socle sur une pile de feuilles en vrac.

- Allo ?
- Bonjour, monsieur Mallieni à l’appareil, je suis bien à l’hôtel Seventh Heaven ?
- Tout à fait. Loris Seneca, c’est avec moi que vous deviez parler du contrat.

De nouveau dans mon milieu naturel, je me rassis sur le fauteuil en cuir en m’installant dans une position confortable. J’enroulais le fil du téléphone autour de mon doigt en parlant avec cet homme de première importance pour l’hôtel. Le but était évidemment d’obtenir des prix plus intéressants de notre côté, ce qui n’allait pas être du gâteau. Pour avoir déjà parlé plus d’une fois avec lui, Monsieur Mallieni n’était pas homme à se laisser marcher sur les pieds. Il incarnait l’archétype du chef de famille italien qui ne laisserait personne s’emparer de ses biens.

La conversation dura et dura. Aucun de nous deux ne souhaitait flancher, et au bout d’un quart d’heure de discussion animée, le ton monta. Il était têtu comme une mule et moi aussi. Autant dire que trouver un accord convenant aux deux partis dans ces conditions était impensable. Le pire dans l’histoire ? Je détestais perdre. J’étais vraiment très mauvais joueur, et ne pas avoir l’avantage sur quelqu’un me posait de sérieux problèmes d’égo. Pour couronner le tout, je reçus un double appel qui ne cessait d’insister. J’en supposai que c’était important, je mis donc Monsieur Mallieni en attente.

- Qu’est-ce que vous voulez ? Avez-vous conscience que j’ai autre chose à faire que de régler des problèmes de seconde zone ? Aboyai-je sur le service d’administration.
- Une jeune fille est venue pour postuler au poste de secrétaire du service des ressources humaines, souhaitez-vous la rencontrer ? Demanda-t-elle sans s’offusquer de mes humeurs dont elle avait pris l’habitude.
- Faîtes-la venir.

Sans attendre de réponse, je coupai cet appel pour revenir à ma discussion houleuse sur le thé et le café. J’étais toutefois un peu plus serein que deux minutes auparavant. Cela faisait un petit moment que j’attendais que quelqu’un prenne ce poste, et j’avais hâte de découvrir la personne qui postulait. J’espérais bien entendu un certain profil, à savoir quelqu’un qui se laissait facilement impressionner et qui répondrait à mes moindres désirs. Bien sûr, j’avais conscience que cet idéal ne serait jamais atteint. Avoir un souffre-douleur à temps plein ramenait un peu de bonne humeur dans ma journée et me convînt d’être d’autant plus incisif avec mon client.

Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte. J’ordonnai d’entrée et vit pour la première fois celle qui allait être ma future secrétaire. Car sa posture, l’expression de son visage et sa beauté faisaient d’elle la candidate idéale. Elle était entrée uniquement lorsque je le lui avais dit, et restait à attendre en silence que je m’occupe d’elle. Elle ne s’asseyait pas tant que je ne lui demandais pas. Elle était parfaite, jusque-là, et particulièrement mignonne. Petite et frêle, ses cheveux blancs retombaient avec délicatesse sur ses épaules. Elle portait deux magnifiques oreilles blanches qui confirmaient sa venue du plan Hydria. Des oreilles de chien. Oui, c’était exactement ce qu’il me fallait : un chien humanoïde.

Je finis par couper court à la conversation en posant un ultimatum à Monsieur Mallieni avant de raccrocher le combiné. Je n’allais pas passer la journée à discuter avec cet homme exécrable. C’est alors que j’eus le temps de détailler la jeune fille se trouver devant moi. Mon estime pour elle ne fit que croître lorsqu’elle s’inclina face à moi pour me montrer son respect. Mon faciès n’en dit mot, toutefois ses chances d’obtenir le poste ne faisaient qu’augmenter plus elle se comportait ainsi.

- Mon nom est Yuki, enchanté.

Et elle ne releva pas la tête d’elle-même. Un sourire amusé gagna mon visage alors que je ne disais toujours rien. En réalité, je me demandais combien de temps pouvait-elle tenir ainsi. Mon sadisme ayant ses limites, je décidai d’apprendre à la connaître et surtout de jauger sa capacité à être ma secrétaire. Je m’adossais dans mon fauteuil sans la quitter du regard.

- Tu peux t’asseoir, Yuki. Je m’appelle Loris Seneca, tu l’auras sans doute compris mais je suis le DRH de l’établissement. Si tu es prise, c’est pour moi que tu travailleras. Si j’ai voulu te rencontrer, c’est pour savoir si tu conviendras au poste. Alors répond sincèrement aux questions que je vais te poser, compris ?

Je commençais par la tutoyer, et j’espérais bien qu’elle allait employer le vouvoiement à mon égard. Cependant je n’imposais rien, tout ceci faisait partie du processus de sélection. J’attendis que Yuki prenne place sur la chaise en face de mon bureau (encombrée de dossiers en tous genres qu’elle allait devoir déplacer) pour continuer. Pendant qu’elle s’installait, je pris le temps de détailler un peu plus ses mouvements. Elle était gracile. Son apparence faisait d’elle une secrétaire parfaitement présentable. Je remarquais toutefois que sa poitrine était particulièrement plate, comme tout son corps d’ailleurs. Cela avait un certain charme, dirais-je.

Je posai mes coudes sur le bureau pour la regarder, sans lui accorder le moindre sourire. Je voulais voir sa manière de réagir face à l’autorité, car il était hors de question que je la traite avec délicatesse au quotidien. Mon ton pour lui parler s’accorda à cette idée.

- A quel point te sens-tu prête à obéir aveuglément aux directives de quelqu’un ?

Oui, c’était ma première question. Et oui, je voulais la déstabiliser.
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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Dim 20 Déc - 17:07



「 A votre service Patron ! 」

Ft Loris Seneca
Yuki resta un moment courbé à attendre que son futur patron lui réponde quelque chose. Sa positon ne le gênait en rien, il avait l’habitude de rester des heures dans la même pose à cause de ses anciennes belles sœurs. Elles avaient la vilaine manie de punir Yuki pour rien et de l’obliger à rester en position assise une bonne demi-journée. Ce n’était pas quelques minutes, à se courber l’échine qui allait le briser. Loin de là. Mais au moins, grâce à cela, il comprit que son nouveau patron aurait une petite tendance à aimer être sadique. Soit… Yuki n’était pas du genre à se retourner contre son futur maitre. Le jeune canidé entendit la chaise de bureau crissé, comme s’il venait de s’adosser assez violemment dessus. Il jugea qu’il avait décidé de se détendre -si on peut dire- et de passer aux choses sérieuses. Ses paroles ne tardèrent pas à se faire entendre.

- Tu peux t’asseoir, Yuki.

Le toutou releva la tête et le regarda, sans pour autant lui lancer un regard de défi. Bien au contraire. Ce regard était plutôt empli de gratitude. Ahlala, ses chiots pouvaient vraiment se contenter d’une toute petite chose pour être reconnaissant. Mais que voulez-vous, cela rendait Yuki irrésistible. Il attendit la fin de la phrase de Loris, sachant très bien que la tirade ne faisait que commencer.

- Je m’appelle Loris Seneca, tu l’auras sans doute compris mais je suis le DRH de l’établissement. Si tu es prise, c’est pour moi que tu travailleras. Si j’ai voulu te rencontrer, c’est pour savoir si tu conviendras au poste. Alors répond sincèrement aux questions que je vais te poser, compris ?

Loris était un homme qui aux premiers abords semblait plutôt froid, mais surtout très autoritaire. Il avait une certaine prestance. Et son ton de voix montrait bien à Yuki qu’il était là pour travailler, rien qu’autre. Il fallait qu’il soit parfait pour plaire à cet homme. Un moindre faux pas et c’était la porte assurée. Il se retourna et chercha la chaise des yeux, chose qu’il eut du mal à faire. Cette pièce était un véritable foutoir. Une chatte n’y retrouvera même pas ses petits s’ils étaient cachés quelque part. Il avait vraiment besoin de quelqu’un pour faire les taches ingrates et ça urgeait… Yuki réussit néanmoins à trouver l’objet en question, ayant au préalable retiré une montagne de papiers et de dossier au dessus. Il s’assit sans faire un seul bruit et regarda à nouveau son patron, faisant bien attention à ce que son regard arrive au dessous du sien, pour ne pas l’offusquer. C’était une chose plutôt simple à comprendre. Quand quelqu’un était d’un plus haut rang, il fallait toujours se mettre au dessous de lui. Et Yuki n’avait jamais eu aucun mal à le faire. Après tout, tout le monde l’avait toujours traité comme ça. Sauf peut-être Hemy…

Loris posa ses deux coudes sur le bureau, aussi dérangé que toute la pièce, d’ailleurs et fixa le canidé pendant quelque instant. Le cœur de Yuki rata un battement. Dieu… Il était vraiment à tomber par terre et il était dur de résister à ses charmes… Par ailleurs son nouveau patron semblait être d’une race avec un certain charisme… Et son manque d’aile, de corne ou de tous autres ornements, fit penser à Yuki qu’il était surement un Vampire… ou un humain. Mais il était peut probable que cela soit le cas. Pourquoi ? Parce qu’il sentait le sang… à plein nez.

- A quel point te sens-tu prête à obéir aveuglément aux directives de quelqu’un ?

La première question était extrêmement simple dis donc. Ses oreilles se mirent à gigoter sur sa tête et il continua de regarde Loris dans les yeux, de la manière la plus polie qu’y puisse exister. Il attendit que la phrase soit entièrement posée et répondit à son patron quand celui-ci attendit réellement la réponse.

- J’obéirais à toutes vos demandes, peu importe la nature de celles-ci. Ma race vous le confirmera, je serais toujours ravi d’obéir à vos moindres requêtes.

Yuki était un toutou obéissant et il le savait. Il termina sa phrase sans rien dire d’autre, remuant simplement les oreilles à nouveaux, attendant la prochaine question avec impatience. Le visage de son futur patron était dénué de sentiment, le sien par contre semblait serein et un doux sourire ornait son visage. Il allait devoir être rusé… et parfaitement soumis. Il était doué à ce jeu.

Hrp -

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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Mer 23 Déc - 15:40

Nul doute ne faisait que Yuki avait été élevée avec une attention toute particulière pour la discipline, voire même pour la hiérarchie. Tout dans sa façon d’agir donnait l’impression qu’elle avait été bien dressée, pour une hybride canidée. Elle ne dit pas un mot lorsqu’elle eut besoin de retirer les montagnes de dossiers qui occupaient la chaise avant de s’y asseoir, elle ne fit pas un bruit lorsqu’elle prit place sur le siège que je lui avais désigné, et elle tenait toujours son regard sous le mien. Tout ceci aurait pu ressembler à de la timidité, mais c’était autre chose chez la jeune femme qui par ailleurs dégageait une certaine assurance. Non, elle savait simplement comment se tenir et avait dû être élevée dans une famille qui lui avait inculqué combien sa place dans la société était basse.

J’aurais pu la prendre en pitié pour cette tragique histoire que je lui attribuais. Oui, j’aurais pu. Mais comme vous vous en doutiez, je n’étais pas le genre de personne à s’apitoyer sur la vie d’autrui pour les malheurs qui l’ont encombrée. Chacun avait eu son lot de difficultés dans le passé, et s’il fallait s’inquiéter pour tout le monde, ce serait interminable. En l’occurrence, ce que je constatais était simple : Yuki était une hybride visiblement obéissante, et c’était exactement ce qu’il me fallait. Peu m’importait de quelle manière elle était devenue ainsi. Seul le présent avait du sens.

Elle resta silencieuse en attendant la suite des questions. Je ne pus m’empêcher de constater assez rapidement qu’elle n’avait pas de queue. L’information ne fit que passer dans mon esprit, il devait bien y avoir des races de chiens qui avaient une queue si petite qu’elle passait inaperçu sous des vêtements. Toutefois, j’avais d’abord pensé qu’elle en aurait une étant donné le poil fourni de ses oreilles, mais c’était une supposition sans fondement réel. Qu’importe, je ne fis pas attendre plus longtemps la candidate et lui posai ma première question concernant sa docilité. Yuki marqua une pause alors que ses oreilles remuaient. J’étais bien incapable d’interpréter ces mouvements et ce qu’ils signifiaient. Il allait falloir que je me renseigne sur le langage non-verbal des hybrides canidés pour ne pas passer à côté d’un possible manque de rester à mon égard que je ne saurais interpréter.

- J’obéirais à toutes vos demandes, peu importe la nature de celles-ci. Ma race vous le confirmera, je serais toujours ravi d’obéir à vos moindres requêtes.

Finalement, j’étais presque déstabilisé par la réponse de la jeune femme. Je me faisais prendre à mon propre jeu puisque le but initial était de mettre ma candidate mal à l’aise par une question aussi directe. Je n’en laissais toutefois rien paraître, si ce n’était un blanc avant de répondre. Je haussai les épaules en m’adossant de nouveau à mon siège, les bras croisés. Yuki semblait aussi calme que sincère. Sa race était réputée pour sa docilité. Qui aurait cru que ce que les rumeurs colportaient était véridique à ce point ? Un mince sourire fendit mon visage : c’était exactement le genre de personne qu’il me fallait.

- Très bien. Donc, tu t’engages à répondre à la moindre de mes directives quelle qu’elle soit. J’en prends note.

Je soutins le regard de Yuki avec une certaine froideur pour voir sa réaction. Elle n’avait jusque-là rien fait de mal et je ne doutais pas qu’elle continuerait sur cette lancée, mais tester les limites de son obéissance m’amusait. Allait-elle baisser le regard ou me fixer en retour ? Ou peut-être toute autre chose. Engager Yuki, c’était accéder à mille promesses d’amusement et de torture mentale. Elle allait en voir de toutes les couleurs, et j’avais déjà hâte de voir comment elle s’y prendrait pour tenir. Mais, avant de tirer des plans sur la comète, il était nécessaire de continuer l’entretien.

- Être obéissante est un très bon point, mais tu devines que ça ne va pas suffire à faire de toi la secrétaire idéale. Quelles sont tes qualités ?
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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Sam 26 Déc - 18:25



「 A votre service Patron ! 」

Ft Loris Seneca
Un silence s’installa après la première réponse de Yuki. Il se dit qu’il avait peut-être été un peu trop… quoi honnête ? Tans pis, il ne voulait pas marcher sur des œufs au travail. Il serait ce qu’il était réellement et si cela ne plaisait pas à monsieur Seneca, ainsi va la vie. Il s’était peut-être trompé en pensant que cet homme aimait qu’on lui obéisse au doigt et à l’œil. Oui peut-être… Ne sachant pas vraiment pourquoi, Yuki se sentit un peu dégouté par ses propres pensées. C’était du gâchis…

Le jeune vampire aux cheveux blonds s’installa plus confortablement sur sa chaise et croisa ses bras, faisant mine de réfléchir. Un fin sourire s’afficha sur son visage et Yuki sentit ses oreilles frémirent de curiosité. Cet homme était vraiment étrange…

- Très bien. Donc, tu t’engages à répondre à la moindre de mes directives quelle qu’elle soit. J’en prends note.

Sa phrase avait une certaine connotation de supériorité, donnant un angle presque sensuel à cette phrase pourtant si innocente. D’ailleurs en réfléchissant, la phrase de Yuki l’était tout autant. Nan sérieux ? Avait-il bien dit qu’il obéirait à n’importe lequel de ses ordres peu importe la nature de celle-ci ? La nature des choses quoi… Yuki, qu’avais-tu en tête à ce moment là… En écoutant ses propres pensées, le chiot fut tout un coup intimidé par son imagination complètement loufoque. Sa nature canine, lui donnait parfois une façon de voir les choses un peu étrange, presque immoral pour certain. Mais pour un toutou, il était tout à fait normal et justifiable d’être au service de son maitre. Yuki secoua la tête et essaya de faire partir les idées perverses de ses pensées. Il était là pour faire de l’organisation et s’occuper des papelards. Pas pour baver sur son nouveau patron. Il aurait toujours le loisir de le faire, mais plus tard. Il fallait déjà qu’il réussisse à choper ce contrat.

Il sentit le regard de Loris sur lui et essaya de rester le plus neutre possible. Sérieusement ? Pour qui allait-il e prendre s’il se rendait compte qu’il avait des pensées stupides sur son nouvel employeur. Bon Yuki, respire un peu coup, ferme les yeux et concentres-toi sur ce que tu dois dire. Et si tu es sage, tu auras peut-être le droit de jouer. Mais pas avant.

- Être obéissante est un très bon point, mais tu devines que ça ne va pas suffire à faire de toi la secrétaire idéale. Quelles sont tes qualités ?

Yuki se mis à réfléchir un instant. Quelles qualités avait-il en tant que secrétaire ? Hum… Il posa un doigt hésitant sur ses lèvres et se mit à mordiller la peau de son index avec ses canines. C’était un tic qu’il avait depuis toujours. Il levait les yeux au ciel pour réfléchir et mâchouillait le premier truc qui lui venait à la bouche. Il fallait qu’il soit convaincant. Cette réflexion lui prit à peine quelques minutes et ses oreilles se dressèrent d’un coup comme s’il venait de trouver une proie à quelques centimètres.

- Je suis très organisé et efficace. J’aime le rangement et les papiers administratifs. J’ai tendance à être aux petits soins et en plus, il marqua un temps d’attente et ferma ses yeux pour pencher sa tête en souriant de ses dents blanches aussi limpides que sa chevelure, je sais très bien servir le café. De quoi vous détendre après une longue journée. En somme, vous pourrez vous reposer sur moi pour les taches ingrates et insignifiantes pour vous.  

Yuki attendit qu’il dise quelque chose mais le patron resta muet. Bien… comment lui faire comprendre les choses autrement qu’en lui démontrant sa bonne volonté ? Yuki trouva rapidement la cafetière au fond de la pièce et se leva sans bruit pour s’y diriger. Pour ce genre de choses, il n’avait pas besoin d’autorisation. Votre chien avait-il besoin de vous demander le droit de venir vous faite un câlin ? Là c’était presque pareil. C’était une attention à l’égard de son patron. Non quelque chose pour lui. Donc l’autorisation n’était pas nécessaire. Yuki chercha des yeux une tasse ou un quelconque récipient et sa patience fut bientôt récompenser. Il trouva l’objet en question sous une tonne de vieux journaux. Il vérifia l’état de la tasse et grimaça sans que son patron le voie en regardant les cadavres de tasse non lavées à côté de la cafetière. Bon, au moins il aimait le café. C’était une certitude. Ne voyant aucun cadavre de sucre par terre, il sut qu’il prenait aussi son breuvage non sucré.

Il termina de faire couler son café en silence et s’approcha de son patron avec la soucoupe et la cafetière en main. Il posa le tout en face de son patron, servant le café comme toute bonne femme l’aurait fait. Sensuellement, calmement et délicatement. Son bras effleura celui de Loris, mais il n’en tient pas rigueur. Les femmes cherchaient toutes un contact et cela lui donnait un petit côté maladroit qui les faisait tous craquer.

- Quelqu’un comme vous doit certainement prendre son café noir, est-ce que je me trompe ?

Hrp -

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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Dim 17 Jan - 20:25






A votre service, patron !

Loris & Yuki


- Je suis très organisé et efficace. J’aime le rangement et les papiers administratifs. J’ai tendance à être aux petits soins et en plus, je sais très bien servir le café. De quoi vous détendre après une longue journée. En somme, vous pourrez vous reposer sur moi pour les taches ingrates et insignifiantes pour vous.  

Un rire faillit m’échapper. Fort heureusement, je parvins à le limiter à un rictus peu maîtrisé mais qui restait plus discret qu’un éclat de rire. Je repris rapidement mon sérieux. Il était essentiel que je n’apparaisse pas comme un patron laxiste. J’étais plutôt digne d’un tyran au travail, alors donner une fausse image de moi serait le comble de la cruauté. De surcroît, il était hors de question que je commence à me laisser attendrir par cette jeune hybride, aussi jolie soit-elle. Son physique agréable rajoutait des arguments en faveur de son embauche, néanmoins cela ne devait pas me rendre plus gentil que je ne l’étais. Mieux valait pour elle qu’elle s’habitue à l’ambiance qui allait régner entre elle et moi : patron à employé. Voire un peu plus dans la mesure où elle semblait exceptionnellement dévouée. Sans doute les gènes canins qui prenaient le dessus. Oui, un chien était sans doute le meilleur employé possible. On pouvait lui faire faire tout ce qu’on désirait pour peu qu’il nous estimât.

Yuki m’avait tout bonnement déconcerté. Et il me fallut plus de temps que je ne l’aurais cru pour reprendre mes esprits puisque, avant que je puisse dire quoi que ce soit, elle était debout en train de fouiller mon bureau. Je fronçai les sourcils, prêt à me lever pour la réprimander. Qui pensait-elle être pour fouiller dans mes affaires ? Avait-elle l’impression que cette originalité lui donnerait l’avantage face à d’autres candidats ? J’envisageais sérieusement de la mettre dehors jusqu’à ce que je comprenne ce qu’elle faisait. Un nouveau sourire m’échappa dans son dos.  Elle préparait du café. Et son initiative lui fit gagner un nombre considérable de points pour ce poste. Plus l’entretien avançait, plus elle me semblait parfaite. Organisée, elle aimait ranger les papiers, son dévouement m’assurait qu’elle soit toujours là pour répondre au moindre de mes besoins, et en plus elle faisait le café.

La jeune femme revint lorsque sa tâche fut terminée et posa le café devant moi avec délicatesse. Elle était très douce dans ses gestes, ce qui constituait un point positif. J’étais suffisamment énervé pour deux personnes lorsque je travaillais. Son calme signifiait donc deux choses. D’une part, elle me permettrait de retrouver plus rapidement le mien dans une sorte de contagion émotionnelle  - car je doutais sincèrement de pouvoir l’énerver en étant moi-même sur les nerfs. D’autre part, elle pourrait me servir de défouloir. J’allais sans doute la martyriser quand la colère serait trop présente, et elle ne dirait jamais rien. Parfaite. Un sourire satisfait gagna mes lèvres alors que je la fixais intensément.

- Quelqu’un comme vous doit certainement prendre son café noir, est-ce que je me trompe ?

- Peut-être bien que tu te trompes, oui, lançai-je froidement sans cesser de la fixer.

J’étais plutôt doué pour avoir l’air sérieux quand il était question de mettre quelqu’un mal à l’aise. Et je voulais la mettre mal à l’aise. La déstabiliser, et voir comment elle réagissait quand elle ne remplissait pas à la perfection mes critères. Car il y aurait forcément des moments où elle ne pourrait pas lire dans mes pensées et faire précisément ce que j’attends d’elle. Faire des présomptions sur ma façon de boire le café était déjà un gros risque. En réalité, j’avais envie de la voir désemparée devant une erreur. De la voir se décomposer sur place pour ne pas avoir répondu aux exigences complexes de son patron. En d’autres termes, je souhaitais la voir réagir comme un hybride le ferait, avec son côté canidé très en avant.

Je m’adossai au fauteuil en portant le café à mes lèvres sans le moindre commentaire. J’avais largement sous-entendu qu’elle se trompait, mais en réalité pas du tout. Je buvais mon café noir et fort. Pour les vampires, la caféine avait quelque chose de particulièrement agréable. Sans doute était-ce une question d’addiction ou que sais-je encore qui nous rapprochait des sensations que nous procurait le sang. D’ailleurs, en parlant de sang, j’avais bien envie de goûter celui de Yuki… Bien que les raisons me fussent très obscures, nous n’avions pas le droit de prendre le sang des humains contre leur gré. Sans doute cela avait-il un rapport avec le fait de devoir garder notre nature cachée sur ce plan. Mais Yuki savait sans doute déjà que je n’étais pas humain, alors où était le problème ? Et je présentais qu’obtenir son accord ne serait pas une affaire bien difficile.

Je redressai le regard vers Yuki, savourant son café. Il était bien meilleur que tous les cafés que j’avais pu me faire. Son goût amer brûlait agréablement ma gorge et me faisait presque frissonner. Mes avant-bras se couvrirent de chair de poule, si bien que je préférais reposer ma tasse et croiser les bras pour essayer de le masquer au possible. Elle ne devait pas se rendre compte qu’elle marquait autant de points. Je continuai à la fixer en essayant de rester neutre. Pourtant, sa peau pâle et sans imperfection avait le don d’attiser la curiosité. Elle était magnifique. J’imaginais l’expression de son visage si je plantais mes canines dans son cou… Je fermai les yeux quelques secondes pour chasser ces images de ma tête. Ce n’était pas approprié à un entretien. Enfin, quoique…

- Yuki, tu affirmes répondre à la moindre de mes demandes quelle que soit sa nature. Alors ce sera ma dernière question : si je te demandais quelque chose qui n’était pas de nature professionnelle, est-ce que tu le ferais ?


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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Dim 17 Jan - 22:56



「 A votre service Patron ! 」

Ft Loris Seneca

- Peut-être bien que tu te trompes, oui..

Cette phrase vint aux oreilles de Yuki et elle eut l’effet d’une claque magistrale. Mon dieu, il venait de se relâcher et monsieur Seneca l’avait surement ressentit. D’où sa phrase sarcastique. Quel idiot il faisait. Il se mordit l’intérieur de la lèvre pour se punir et rabattit ses oreilles sur son crane, vraiment honteux. Il allait devoir améliorer cela et le plus vite possible. Il se courba un instant face à monsieur Seneca et s’excusa courtoisement, sentant ses oreilles se rabaisser encore plus sur le sommet de sa tête. Parfois si elle pouvait disparaitre dans sa chevelure, elles le feraient surement.

Monsieur Seneca ne releva pas ces dires et s’accosta sur sa chaise de bureau, buvant son café sans y ajouter quoique ce soit. Mais Yuki ne sembla pas le remarquer, il était bien trop occupé à se morfondre sur sa dernière erreur. Il allait devoir être plus attentif et pourtant sa culpabilité lui faisait déjà default. Mais c’était ce qui le rendait mignon dans un sens. Il était un peu naïf et ne comprit même pas que son futur patron se moquait de lui. Les minutes passèrent péniblement, durant lesquelles Loris prit le temps de boire tranquillement son café, fixant le canidé d’un œil attentif. Yuki n’avait plus osé se rassoir et espérait simplement que son assurance n’avait pas fait trop mauvaise impression. Venait-il de signer la fin de ce court entretien d’embauche ?

Il fallait dire que monsieur Seneca n’était pas commode. Et la personne qui pourrait devenir son assistante serait certainement parfaite en tout point. Et à force de le répéter, Yuki commença à penser qu’il n’était pas à sa place ici. Comment avait-il pu imaginer avoir ce poste… Il perdit à nouveau toute confiance en lui, comme dans son passé où ses beaux frères et ses belles sœurs étaient toujours contre lui. Mais il n’était pas là pour se remémorer tout ça, pas maintenant. S’il n’avait pas ce poste, il pourrait se morfondre autant qu’il le voulait. Mais pour le moment, il lui fallait être attentif.

Loris ouvrit à nouveau la bouche pour lui demander une nouvelle question, une question surprenante. Il n’aurait jamais pensé qu’elle puisse trouver sa place dans un entretien d’embauche.

- Yuki, tu affirmes répondre à la moindre de mes demandes quelle que soit sa nature. Alors ce sera ma dernière question : si je te demandais quelque chose qui n’était pas de nature professionnelle, est-ce que tu le ferais ?

Le toutou resta sans voix pendant un instant, réfléchissant à la signification de ses mots. Cette phrase pouvait avoir un millier de signification. Une demande qui n’était pas de nature professionnelle. Dieu… Yuki ne put s’empêcher de rougir, il avait vraiment les idées mal placées. Mais pourtant, il se surprit à plusieurs reprises à apprécier ce qu’il était en train d’imaginer. Il fallait dire que Loris avait vraiment tout pour plaire et son caractère, inverse de celui de Yuki était plutôt attrayant. Il avait toujours eut besoin de quelqu’un pour le commander un peu. Et il n’était pas contre un peu de dominance vis-à-vis de son beau patron. Il prit tout de même le temps de bien réfléchir à comment il allait tourner sa phrase, faisant attention à ne pas mettre les pattes dans le plat cette fois.

- Je le ferais, dit-il doucement. Il se ravisa et regarda son patron dans les yeux, parlant d'une voix plus claire et plus sûr de lui. Si c’est dans mes capacités et que cela vous plaira, je le ferais avec plaisir.  

Beaucoup de plaisir même… Mais il savait pertinemment que cela n’arriverait pas. Après tout, c’est un homme et ça Loris l’ignorait encore.
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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Jeu 21 Jan - 18:56






A votre service, patron !

Loris & Yuki


Ma demande semblait avoir dérouté la jeune hybride face à moi. D’un air parfaitement neutre, je me régalai du spectacle que m’offrait son visage. La surprise fut la première à arriver. Mais l’invité d’honneur était sans aucun doute l’embarras, car Yuki se mit à rougir lorsqu’elle envisagea l’immensité des possibilités qui pouvaient se trouver derrière cette question. Une demande qui n’était pas de nature professionnelle pouvait consister en beaucoup de choses. Ce que j’entendais principalement dans cette question était l’autorisation de boire son sang. Mais il était amusant de laisser une certaine ambiguïté qui fonctionnait si bien pour faire monter le rouge aux joues de ma future secrétaire.

D’autant plus que d’autres possibilités n’étaient pas à exclure. Il ne s’agirait certainement pas d’un ordre, mais il était tout à fait envisageable que je souhaite découvrir Yuki de façon plus… « intime », dirais-je. Elle était particulièrement belle. La couleur de sa peau était si pure qu’on pouvait la comparer à de la porcelaine. Ses yeux d’un bleu profond risquaient de me décentrer de mon travail plus d’une fois. Et inutile de parler de la légèreté de ses cheveux que je désirais ardemment écarter de son cou pour planter mes dents dans sa peau tendre… Je bus une nouvelle gorgée de café sans prendre la peine de camoufler mon regard dévorant inexorablement attiré par le cou délicat de Yuki.

- Je le ferais. Si c’est dans mes capacités et que cela vous plaira, je le ferais avec plaisir.  

La belle Yuki avait gagné en assurance en me répondant, rien à voir avec l’air de chien battu qu’elle arborait lorsque je lui avais dit qu’elle se trompait peut-être sur ma manière de boire le café. Un sourire satisfait gagna mes lèvres. Oui, elle serait une parfaite secrétaire. Elle était organisée, ne jugeait aucunement le bordel sans nom qui régnait dans mon antre, prenait des initiatives tout à fait plaisantes, et serait prête à répondre à la moindre de mes directives – qu’elle soit professionnelle ou personnelle. Il me semblait impossible de trouver une personne mieux adaptée au poste. J’avais de plus les pleins pouvoirs pour la faire renvoyer si cela me semblait nécessaire. Je doutais d’avoir à en arriver là, mais je ne prenais aucun risque à l’engager. Après tout, les hybrides canidés n’étaient pas bien dangereux.

Je me levai du fauteuil en cuir usé que j’occupais depuis une bonne partie de l’entretien pour me retrouver de l’autre côté du bureau, soit du même que Yuki. Elle était restée debout depuis que je l’avais réprimandée sans chercher à se rasseoir. Très soumise. Ca me plaisait. Je fis paisiblement quelques pas autour d’elle en la fixant sous toutes les coutures sans dire un mot. Elle était vraiment belle, quoique assez plate. Ce n’était pas un gros problème. Après une bonne minute silencieuse de réflexion, je conclus qu’il y avait peu de chances pour que je trouve une candidate plus adaptée au poste que celle qui se tenait dans mon bureau droite comme un i, à l’affût de la moindre demande émanant de la part de son patron.

- Yuki, j’ai le plaisir de t’annoncer que tu es prise pour une période d’essai. Ca durera deux semaines, je vais voir comment tu travailles pendant ce temps-là. Si tu me conviens, alors tu seras engagée définitivement.

Je retournai de l’autre côté du bureau et en ouvris le tiroir inférieur droit. J’en tirai un contrat de travail imprimé avant de me rasseoir à mon bureau pour y jeter un coup d’œil rapide. Je finis par trouver un stylo dans le foutoir qui encombrait mon bureau et fis tomber au passage une pile de documents qui s’éparpillèrent au sol sans que j’y prête attention. C’était le nouveau travail de Yuki de gérer ce genre de problème. Je remplis le contrat de travail selon les modalités que nous avions définies et le tendis à ma future secrétaire avec le stylo rescapé que j’avais pu sauver, du naufrage.

- Une fois que tu auras signé cela, donne-moi ton numéro de téléphone. Je t’appellerai à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit si j’ai besoin de toi. Tu peux commencer quand ?



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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Jeu 21 Jan - 23:46



「 A votre service Patron ! 」

Ft Loris Seneca
L’échange visuel se fit pendant un instant, un si long instant que Yuki eut l’impression d’en avoir trop dit. Il avait voulu parler avec franchise, mais c’était peut-être là le problème. Il était peut-être trop franc. Hemy lui avait souvent dit qu’il était trop naïf, trop enfantin. Il avait cette fâcheuse habitude de dire tout ce qui lui passait par la tête, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Et parfois cela pouvait même lui attirer des ennuis. Il savait qu’il était comme ça et pourtant il ne pouvait rien y changer. Ce n’était pas faute d’avoir essayer en tout cas.  

Les oreilles de Yuki se redressèrent quand Loris bougea de son fauteuil en cuir pour se lever. Il resta attentif sur les mouvements du vampire et ne put s’empêcher de s’empourprer quand il s’approcha dangereusement de lui. Il resta à quelques pas, scrutant Yuki du regard des pieds à la tête. Yuki sentait les yeux or de son patron scanner la moindre parcelle de son corps. Il était tellement observé que cela lui donnait même mal à la tête. Il ferma les yeux, se concentrant sur les bruits de pas que faisait Loris en tournant autour de lui. Il compta au total une quinzaine de pas, avant qu’il ne se mette à parler. Quand les premières paroles sortirent de la bouche de son patron, le toutou essaya de reprendre contrôle sur lui-même. Il fallait dire qu’avec tout ce qu’il venait de s’imaginer et la soudaine approche du corps de Loris, il était dur de rester de marbre.

- Yuki, j’ai le plaisir de t’annoncer que tu es prise pour une période d’essai. Ca durera deux semaines, je vais voir comment tu travailles pendant ce temps-là. Si tu me conviens, alors tu seras engagée définitivement.

Yuki ne put s’empêcher de japper de plaisir. Un petit cri à la mode chiot, adorable et presque inaudible. Ses oreilles gigotèrent sur sa tête, signe de son allégresse et il suivit Loris des yeux quand celui-ci fit à nouveau le tour du bureau pour se remettre à sa chaise. Yuki le regarda tout sourire, le remerciant chaleureusement pour sa confiance, promettant de faire tout ce qu’il pouvait pour être un secrétaire modèle. Et il était sincère, il comptait bien se jeter corps et âme à ce nouveau travail.

Il entendit un tiroir s’ouvrir et des feuilles se froisser. Loris sortit un document du tiroir et le referma, sans y prêter attention. Il s’assit à nouveau sur la chaise et regarda le document pendant quelque instant. Yuki savait pertinemment qu’il s’agissait de son contrat de travail, surtout vu au titre du document, mais il ne s’approcha pas sans en avoir l’autorisation. Son nouveau patron chercha quelque chose dans le foutoir au dessus du bureau et trouva un stylo, sortit de nulle part d’ailleurs. Une pile immense de feuille finit son chemin au sol, chouette encore des choses à ranger. Le bordel était tellement grand que Yuki sentait qu’il allait y trouver des choses intéressantes parmi tout ça… Il allait s’amuser.

Le vampire remplit quelques cases du document, pendant que Yuki s’accroupit au sol, silencieusement, pour ramasser le tas de feuilles qui venait de s’écraser sur ce qui avait du être un tapis dans le temps. Maintenant, on pouvait à peine le deviner tant il était encombré. Le toutou prit quelques minutes à rassembler toutes les feuilles et se releva aux côtés du son patron, juste avant qu’il ne lui tende le stylo et son contrat. Il posa la pile de papelard sur le bureau et entreprit de signer chaque page de son contrat avec ses initiaux, comme il était demander de le faire.

- Une fois que tu auras signé cela, donne-moi ton numéro de téléphone. Je t’appellerai à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit si j’ai besoin de toi. Tu peux commencer quand ?

Yuki termina rapidement de signer toutes les feuilles en silence et tendit le papier à son patron, lui rendant par la même occasion le dernier stylo encore en vie dans ce bureau. Il lui tendit également un bout de papier avec son numéro de téléphone portable et ses coordonnées, enfin son numéro de chambre pour être précis. Loris semblait être quelqu’un d’assez autoritaire et il aurait finit par la lui demander un jour où l’autre. Il imaginait très bien son patron venir le tirer du lit un jour où il serait malade… Cette idée d'ailleurs le fit frissonner, sentant son échine de tordre de plaisir. Mais il fallait qu'il arrête de prendre ses rêves trop au sérieux.  

- Tout de suite si cela vous convient.

Il dit ces mots un sourire aux lèvres, toujours très serviable et poli. Il avait du travail à faire et puis maintenant qu’il était devenu le nouveau secrétaire du DRH, il voulait lui démontrer qu’il pouvait lui être utile, tout de suite. Il avait pas mal de choses à faire et la journée de faisait que commencer. Il avait hâte de commencer, mais pour cela il lui fallait l’accord du grand patron.  
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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Lun 25 Jan - 17:44






A votre service, patron !

Loris & Yuki


Sans que j’ai à demander quoi que ce soit alors que je lâchai un juron en même temps que la pile de feuilles s’écrasa au sol, Yuki s’accroupit pour les ramasser silencieusement. Je ne pus m’empêcher de la regarder avec stupéfaction. Elle n’était même pas encore officiellement engagée qu’elle se comportait déjà comme la parfaite secrétaire. Non, c’était encore différent. Ce n’était pas le rôle d’une secrétaire que de passer derrière son patron pour réparer ses bourdes. Sa façon d’être vis-à-vis de moi était plus proche de la servitude que du secrétariat. Ses gènes canins devaient y être pour quelque chose, toutefois cela restait impressionnant.

Je fus soudain happé par une pensée très désagréable. Comment Yuki se comportait-elle avec les autres ? Obéissait-elle avec la même croyance aveugle pour tout le monde ? Etait-elle prête à remplir des demandes « non professionnelles » qu’importe qui le lui demandait ? C’était malheureusement l’hypothèse la plus logique. Nous nous connaissions depuis bien peu de temps, à peine une heure, et pourtant elle avait déjà accepté de remplir ces conditions de travail. Difficile d’imaginer qu’il y ait une raison particulière pour que j’en sois le seul bénéficiaire. Malheureusement, ma fierté m’empêchait de lui poser la question. Et puis, ce serait profondément incorrect. Bien que l’incorrect ne m’ait jamais dérangé outre-mesure.

Une fois le contrat rempli, j’exigeai de Yuki qu’elle me donne son numéro de téléphone. Autant être clair dès le début : si j’avais besoin d’elle, elle venait. Peu m’importait l’heure, son état ou ses occupations à ce moment-là. Elle signa avec presque trop de sérénité le contrat qui signait la fin de sa liberté individuelle et me tendit un autre morceau de papier sur lequel étaient inscrits son numéro de téléphone et un autre numéro qui ne me parla pas beaucoup. Je haussai un sourcil à son adresse. Elle me regarda, penchant un peu la tête sur le côté comme si elle ne comprenait pas mon regard interloqué.

- Ce numéro, c’est quoi ? Demandai-je presque vexé qu’elle ne devine pas.
- C’est le numéro de ma chambre à l’hôtel, monsieur.

Je me surpris à sentir la chaleur me monter au visage. Je rentrai les informations dans mon téléphone portable et posai le papier sur le bureau – il serait sans doute perdu d’ici une petite heure au milieu de l’amas de feuilles qui encombrait son support. Le numéro de sa chambre… Bien sûr, si j’avais besoin d’elle et qu’elle ne répondait pas à son téléphone, il était probable que je la tire de son lit par la force, mais présenté de cette manière, c’était une toute autre idée qui m’était venue en tête. Après tout, quand elle m’assurait remplir toutes les demandes non professionnelles, celle-ci pourrait en faire partie un jour. Mais pas maintenant.

Je repris mes esprits rapidement et lui demandai quand elle pensait pouvoir commencer. Sa réponse me ravit : elle souhaitait débuter immédiatement. Sa motivation lui faisait gagner des points. Un sourire satisfait orna mes lèvres. Oui, elle risquait d’être parfaite.

- Ta motivation fait plaisir à voir. Très bien, alors tu commences tout de suite. Mets de l’ordre sur le bureau. Et il me faut avant ce soir des documents pour un contrat avec le plan de Luxia. Des succubes vont être engagées pour le service en restauration.

Je me levai du fauteuil usé pour me diriger vers la gauche de mon bureau. Un amas de dossiers trônait sur une table en bois ciré de bonne taille. Je les pris et les posai sur le sol pour dégager le bureau et en fis de même avec la chaise qui lui était associée. De toute façon, Yuki allait ranger l’ensemble de la pièce dans les prochains jours. J’imaginais qu’il lui faudrait au moins deux semaines pour mettre de l’ordre dans tout ça, sans compter que j’allais sans doute donner naissance au même capharnaüm en moins d’un mois.

Je m’écartai du bureau, une fois celui-ci débarrassé de son encombrement, et contemplai mon travail achevé. Maintenant, tous les documents trônaient sur le sol, mais au moins on pouvait s’asseoir. Je partis en direction de Yuki qui s’affairait à ordonner les documents de mon propre espace de travail. Elle était vraiment jolie, et tous ses gestes délicats ne faisaient qu’ajouter à sa beauté surnaturelle. J’avais hâte de goûter son sang. Mais pas toute de suite. C’était un peu brusque de lui demander cela maintenant. Il fallait établir une relation de confiance pour qu’elle finisse par me le donner de son plein gré, et non de force.

Je saisis Yuki par les épaules pour la redresser, et la poussai doucement jusqu’au bureau que je venais de libérer.

- Ca, c’est ton bureau. Tu travailleras ici. Tu auras un téléphone pour prendre directement mes appels, et tu me transmets ceux qui sont importants ou urgents. Tu pourras le mettre où tu veux dans la pièce une fois qu’il sera rangé, ça ne m’importe pas. Et tu le personnalises si tu le souhaites tant que tu n’y mets rien de stupide. Garde en tête que, une fois l’endroit rangé, je pourrais accueillir des clients ici.



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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Lun 25 Jan - 23:51



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Ft Loris Seneca
Yuki ne put s’empêcher d’être heureux en voyant le sourire ravi sur les lèvres de son nouveau patron. Un sourire discret, qui aurait pu passer inaperçu aux yeux de tous, mais pas à ceux de Yuki. Après tout, il était de nature canine ne l’oubliez pas. Et les chiens avaient cette tendance à toujours déceler l’humeur de la personne avec qui elle se trouvait. D’où le fait que votre chien était toujours le premier à venir vous consoler en cas de soucis. Mais l’inverse était aussi vrai, votre meilleur ami pour la vie était aussi capable de reconnaitre votre joie et ça peu importe à quel point vous avez appris à la cacher au fil des années. Ses oreilles blanches comme neige gigotèrent sur sa tête et un sourire adorable arbora son visage, le rendant encore plus craquant que d’habitude. Monsieur Seneca semblait être un tyran aux premiers abords, mais enfin de compte il avait aussi ses bons côtés. Et cette reconnaissance envers lui en était une, bien que le toutou était sûr qu’il ne le lui dirait jamais.

- Ta motivation fait plaisir à voir. Très bien, alors tu commences tout de suite.

Yuki avait tout de suite compris que s’il voulait plaire à ce vampire aux yeux d’or, il allait devoir se montrer parfait. Et jusqu’à présent, cela avait fonctionné. Même mieux que ça. Le toutou écouta attentivement ce qu’il lui dit pendant qu’il suivait Loris du regard. Quand celui-ci s’arrêta devant un objet non identifié, Yuki ne put s’empêcher de se demander, qu’est-ce que cela pouvait bien être : une table ? … ou peut-être un buffet.

- Mets de l’ordre sur le bureau. Et il me faut avant ce soir des documents pour un contrat avec le plan de Luxia. Des succubes vont être engagées pour le service en restauration.

Le toutou leva les oreilles au ciel en écoutant sa première mission. Mettre du rangement sur le bureau du grand patron ! Chouette. Le rangement, il connaissait bien. Et puis cet endroit en avait vraiment besoin. Il détourna le regard du dos de son patron et entrepris de commencer son premier ordre. Donc ranger et trouver des papiers. Un jeu d'enfant.

- Bien monsieur Seneca. Cela sera fait dans quelques minutes.  

Il ne put s’empêcher de répondre d’un air enjoué. Pour n’importe quel personne, cette tache aurait été un supplice, une corvée sans nom. Mais pour Yuki, c’était autre chose. La nature du travail, bien que cela soit du rangement, ne dérangeait absolument pas le toutou. Il aimait se rendre utile par n’importe quel moyen. Et puis, quand vos belles sœurs vous obligeaient à nettoyer les toilettes horriblement sales, plus rien après ça n’était une corvée.

Yuki tria d’abord les papiers par catégorie, rangeant les dossiers concernant les employés dans une pochette rouge, les documents concernant des contrats ou des missions pour l’hôtel dans une pochette bleue, ect. Au total, en moins de dix minutes, le toutou avait rangé tout les papiers trainants sur le bureau en dix pochettes différentes, toute nommées et rangées par dates, bien entendue. C’était un premier rangement en gros, sachant très bien que les pochettes se transformerait en classeur au fil du temps, il avait encore pas mal de papier au sol et dans tout le bureau. Le rangement administratif ne faisait que commencer. Mais au moins, il pensait avoir trouver une partie des documents qu'il exigeait pour le contrat avec les succubes.

Le toutou entreprit de ranger les ustensiles de bureau, tel que les crayons qu’il avait trouvé, les stylos, l’agrafeuse et tout le reste dans un pot d’ornement en terre cuite. Yuki adorait faire ça et il prit beaucoup de plaisir à voir cet espace de travail prendre forme à chacun de ses mouvements. Il tendit la main pour dégagera le bureau des petites ordures existantes quand il sentit quelqu’un le prendre par les épaules, le redressant et l’obligeant à aller ailleurs. Il ne put s’empêcher d’être un peu dégouté qu’on l’arrache à son travail. Yuki était du genre à aimer finir ce qu’il avait commencé.

Loris venait de le trainer face à une table en bois brute, complètement vide. Ohhh, c’était la fameuse table qu’il avait confondue avec un buffet. Et il y avait même une chaise de bureau avec. Dis donc. C’est fou comme les objets avaient une toute autre allure quand ils n’étaient pas encombrer d’un bordel sans nom.

- Ca, c’est ton bureau. Tu travailleras ici. Tu auras un téléphone pour prendre directement mes appels, et tu me transmets ceux qui sont importants ou urgents. Tu pourras le mettre où tu veux dans la pièce une fois qu’il sera rangé, ça ne m’importe pas. Et tu le personnalises si tu le souhaites tant que tu n’y mets rien de stupide. Garde en tête que, une fois l’endroit rangé, je pourrais accueillir des clients ici.

Yuki ne put s’empêcher d’être un peu ému. C’était pourtant normal pour un secrétaire d’avoir une place rien que pour lui. Mais il était si rare que le toutou s’encre quelque part. C’était un peu comme lui donner un abri alors qu’il trainait sous la pluie depuis toujours. Il sourit et remercia chaleureusement son patron, se courbant face à lui d’une manière extrêmement polie. Cet endroit était vraiment pour lui et il savait pertinemment quel serait le premier objet décoratif, non stupide comme disait loris, qu’il allait apporter, faisant en sorte que ce bureau lui appartienne totalement. La boule à neige de son enfance, représentant le paysage hivernal de Hydria, là où il avait grandit. La neige lui manquait, mais ce petit souvenir atténuait la douleur, parfois…

Il se tourna vers Loris, qui visiblement, regardait le petit peu de travail qu’il avait effectué sur le bureau du grand patron, lisant probablement les pochettes de couleurs nommée qu’il avait éparpillées un peu partout.

- Je vous remercie encore infiniment Monsieur Seneca. Pourrais-je, cependant, vous demander une dernière petite chose ?  

Le patron arqua un sourcil, se demandant très certainement ce que le toutou avait en tête. Ce regard le rendait irrésistible, tant que ses joues ne purent s’empêcher de prendre un peu de couleur.

- Pourrais-je vous demander s’il serait possible d’avoir une armoire à rideaux monoblocs, plutôt haute de préférence, afin de pouvoir trier tous vos documents et les ranger par catégories. Il serait ainsi plus facile pour vous, d’accéder à vos dossiers.

Le toutou se perdit dans ses explications, il adorait le rangement, sincèrement. Et il y avait mille et une façons de ranger les choses. Yuki était si maniaque qu’il était prêt à ranger les caleçons par couleur dans une armoire ou les habits par saisons. Le rangement était essentiel et il était beaucoup plus agréable de travailler dans ses conditions.

- Pensez-vous d’ailleurs qu’il soit possible que j’obtienne un ordinateur pour le bureau ? Je pense que le téléphone a été demandé, mais avec un ordinateur, je pourrais également consulter vos mails et y répondre. Cela vous fera une charge de travail en moins,  finit-il de dire avec un large sourire.

Le toutou retourna sur le bureau du DRH et prit en main la pochette violette, nommée Contrat Luxia. Il sortit trois feuilles à l’intérieur, celle se trouvant en fin de pochette et les tendit à son nouveau patron, son sourire habituel encré sur son visage d'ange.

- Les contrats de travail pour les succubes ne seraient pas ceux-la ? Je n'ai trouver que cela sur votre bureau pour le moment. Laissez moi encore quelque instants pour terminer le travail commencé sur votre bureau et je m'attaquerais au rangement au sol, pour voir si j'ai oublié quelque chose.


- Hrp -
Pour le truc de rangement ma belle, il s'agit de ça.
Je ne sais pas si j'avais été bien claire donc voilà xD

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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Mer 27 Jan - 22:40






A votre service, patron !

Loris & Yuki


Je présentai à Yuki son futur bureau, assez fier de l’avoir débarrassé moi-même de tout le vrac qui l’encombrait. Maintenant, on dirait un véritable lieu de travail. Contrairement à l’ensemble de la pièce qui était dans un bordel sans nom. A vrai dire, je n’accueillais même pas de clients ici, c’était impossible. Je tâchai de conserver mon air suffisant lorsque Yuki me remercia chaleureusement en s’inclinant devant moi. Les courbettes, ça me plaisait. Je n’étais pas très compliqué à satisfaire, j’aimais simplement qu’on me respecte, qu’on m’écoute, et qu’on me lèche les bottes. Si Yuki savait faire cela – et de toute évidence c’était amplement dans ses cordes – alors elle serait la secrétaire parfaite. J’irais même jusqu’à dire que travailler dans la même pièce allait être agréable.

Je l’imaginais déjà m’accueillant dans le bureau d’un « Bonjour, monsieur Seneca. Vous avez passé une bonne nuit ? » alors que la pièce serait brillante de propreté. Un café noir et fumant m’attendrait paisiblement sur mon bureau, comme pour me souhaiter bon courage pour une nouvelle journée de responsabilités. Et, Yuki aurait ouvert la fenêtre peu de temps avant pour aérer la pièce, sa jupe plissée volant sous les courants d’air provoqués par la brise extérieure. Je toussotai et détournai le regard à cette pensée. Sérieusement ? Au bout de peut-être une heure de discussion, je rêvais déjà de voir sa jupe s’envoler ? Loris Seneca, tu es un pervers. Mon regard se porta automatiquement sur ce qui avait un jour été mon espace de travail. Désormais, ça ressemblait plutôt à un bureau. Quand Yuki m’avait dit qu’il lui faudrait « quelques minutes » pour retrouver mes documents, un rire méprisant m’avait échappé. J’avais pensé qu’elle se surestimait et qu’il lui faudrait au moins deux heures pour mettre de l’ordre là dedans. Mais cela faisait peut-être dix minutes, et elle avait quasiment terminé. La petite hybride avait même trouvé des pochettes colorées dans mon foutoir pour organiser mes documents.

- Je vous remercie encore infiniment Monsieur Seneca. Pourrais-je, cependant, vous demander une dernière petite chose ?  


J’arquai un sourcil en signe d’interrogation. Je ne savais pas si j’appréciais qu’elle exige quelque chose de moi. Yuki se mit à rougir, sans doute de gêne d’oser demander une faveur.

- Pourrais-je vous demander s’il serait possible d’avoir une armoire à rideaux monoblocs, plutôt haute de préférence, afin de pouvoir trier tous vos documents et les ranger par catégories. Il serait ainsi plus facile pour vous, d’accéder à vos dossiers.

Je retins le sourire qui titillait mes lèvres. Effectivement, elle pouvait me demander quelque chose comme ça. De toute façon, en tant que DRH, j’avais de bonnes libertés budgétaires. Une armoire à rideaux ne serait pas un problème. Ce serait même très pratique étant donné la montagne de documents qui pourrissaient ici-même. D’ailleurs, si j’avais été quelqu’un d’organisé, j’en aurais certainement déjà plusieurs dans la pièce. Toutefois, avant que j’aie le temps d’accéder à sa demande, Yuki recommença à parler. Comme quoi, quand on parlait rangement, elle pouvait devenir un moulin à paroles.

- Pensez-vous d’ailleurs qu’il soit possible que j’obtienne un ordinateur pour le bureau ? Je pense que le téléphone a été demandé, mais avec un ordinateur, je pourrais également consulter vos mails et y répondre. Cela vous fera une charge de travail en moins.

Mon regard doré la sonda longuement. Sans un sourire ; sans un mot. Puis, le verdict tomba dans mon monde intérieur. Elle était parfaite. Elle ne me demandait pas un fauteuil en cuir pour avoir du confort ou quelque autre objet à valeur personnelle. Non. Il tombait sous le sens pour la jeune hybride que ses demandes devaient concerner mon propre confort. Cependant, cela ne m’empêchait pas de désirer la taquiner un peu. Quoique molester serait un terme plus exact. Je gardai donc mon air froid collé au visage pour m’amuser un peu. Je crois qu’on autre critère pour être la secrétaire idéale était d’être sensible à la taquinerie. Cela manquerait de mordant, sinon…

- Un ordinateur et une armoire ? Tu ne te trouves pas un peu rapide pour une simple période d’essai ? Tu comptes me demander un palace, après ?

L’atmosphère s’emplissait de mon arrogance feinte. Yuki semblait avoir paraitement bugué sur place. A son visage décomposé, je ne pus retenir un petit rire amusé. Oui, elle remplissait même ce critère-là. Je  levai les yeux au ciel devant sa crédulité. Elle sembla se détendre immédiatement à mon rire. Flexible, c’était un bon point aussi. Finalement, j’en apprenais plus sur elle maintenant que pendant l’entretien.

Yuki partit ainsi vers mon bureau et saisit une pochette violette. Je la suivis, intrigué par ce qu’elle allait de toute évidence me montrer. Elle sortit trois feuilles (je fus impressionné de constater qu’elle sache parfaitement où se trouvaient les documents à l’intérieur-même de la pochette) avec un sourire ravi. Elle était tout aussi belle que craquante. Sans doute était-elle délicieuse aussi… Une lueur avide traversa mon regard l’espace d’une fraction de seconde.

- Les contrats de travail pour les succubes ne seraient pas ceux-la ? Je n'ai trouver que cela sur votre bureau pour le moment. Laissez moi encore quelque instants pour terminer le travail commencé sur votre bureau et je m'attaquerais au rangement au sol, pour voir si j'ai oublié quelque chose.

Je saisis les documents qu’elle me tendait et y jetai un œil rapide. C’était exactement ça. Les contrats pré-remplis des deux succubes que nous avions retenues pour des entretiens, et le CV d’une des deux. Il manquait donc un CV et deux lettres de motivation, qui étaient peut-être dans le reste du bordel de mon bureau, ou tombés au sol. Dans tous les cas, je ne doutais pas de les avoir à temps. Les entretiens étaient pour la semaine prochaine. Peut-être pourrais-je donner ses premières heures supplémentaires à Yuki pour retrouver impérativement les trois documents manquants avant le délai critique. Oui, ce serait une bonne entrée en la matière. Elle n’avait pas intérêt à déplorer les heures supplémentaires.

- Bon travail, lançai-je machinalement. Tu es plus rapide que ce que je pensais. Tu as l’habitude de ranger ? On dirait que tu excelles dans le domaine. En tout cas, il manque encore un CV et les deux lettres de motivation. Tu me préviendras quand tu les auras trouvées. Et tu feras des heures supplémentaires si nécessaire, compris ?

Je ne lui demandais pas son avis. De manière globale, je ne demandais pas leur avis aux gens qui m’entouraient. Je prenais les décisions. Je n’étais pas à ce poste pour rien. Je me complaisais dans les responsabilités. Il y avait des désavantages – c’était sur mes doigts qu’on tapait quand souci il y avait – mais j’aimais bien trop avoir les pleins-pouvoirs pour m’attrister de ces quelques défauts.

Je m’installai de nouveau dans le fauteuil usé pour retourner bosser. Je n’allais pas glander pendant que Yuki travaillait d’arrache-pied pour rendre ce bureau présentable. Ce fut un véritable choc de trouver mon téléphone du premier coup d’œil. Il était à portée de main, et je n’avais rien à faire tomber par terre pour décrocher le combiné. Ca, c’était surprenant. Je composai le numéro du département du matériel et demandai à parler à la responsable.

- Bonjour madame. Je vous contacte à propos de ma nouvelle secrétaire. Pour bien effectuer son travail, j’ai besoin qu’elle bénéficie d’un ordinateur, d’un téléphone et d’une grande armoire à rideaux. Vous avez ça à nous fournir ? Très bien, je vous remercie. A tout de suite.

Je lançai un clin d’œil à Yuki, comme pour lui confirmer que je plaisantais en prétendant qu’elle en avait trop demander.

Cette collaboration promettait beaucoup de plaisir.



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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Jeu 28 Jan - 21:18



「 A votre service Patron ! 」

Ft Loris Seneca

- Un ordinateur et une armoire ? Tu ne te trouves pas un peu rapide pour une simple période d’essai ? Tu comptes me demander un palace, après ?

Yuki resta sans rien dire pendant un instant, ayant pris à la lettre tout ce que venait de lui dire son patron. En effet, il n’avait pas imaginé ça, mais il avait surement trop demandé. Il venait à peine d’avoir le poste et il se permettait déjà e genre de commentaire. Idiot de chien… Ses oreilles se plaquèrent sur son crâne et il regarda le sol sans rien dire. Quand il s’agissait de rangement, le toutou avait tendance à être un peu trop enthousiaste…

Il avait l’impression que le temps d’attente avait duré une éternité, une éternité à regarder le sol sans savoir ce qu’il allait faire à présent. Le toutou était vite mal à l’aise et il fallait dire que la pression exercé par Loris était énorme. Parfois même un peu trop. Il se remémora les dires du patron. Lui demander un palace ? C’était bien le contraire ce qu’il aurait fait. En temps que personne, il n’avait pas besoin de palais. Une simple niche lui suffisait simplement. Et puis, la folie des grandeurs, ça n’avait jamais été son truc. Dans un palace il y avait bien trop de chose à nettoyer. Et vous connaissez bien l’expression, mieux vaut un petit chez soi qu’un grand chez les autres.

Yuki leva la tête pour regarder le patron et se surpris à le voir sourire. Quoi ? Mais intérieurement le toutou ne put s’empêcher de se détendre. Le voir sourire était plutôt une bonne chose non ? Cela voulait dire qu’il ne lui en voulait pas et surement qu’il était encore en train de se jouer de lui. Mais ça, le toutou était bien trop naïf pour s’en rendre compte. Il attendit un instant, pendant que Loris feuillait les feuilles que le toutou venait de lui donner. Les trois papiers importants dont il avait besoin rapidement. Yuki se doutait bien qu’il devait en manquer, après tout il n’avait eu que quelques secondes pour les chercher. Et bien qu’il soit doué au rangement, il lui fallait tout de même un peu de temps pour une tache aussi importante.

- Bon travail.

Yuki ne put s’empêcher d’être fou de joie. Pour un canidé comme lui, une phrase de ce style était aussi nutritive qu’un bon repas. Il eut l’impression qu’on lui grattouillait les oreilles et il ne put s’empêcher de remuer la queue, heureux. Cela faisait bien longtemps que personne ne l’avait félicité et surtout que personne n’avait eu besoin de lui. C’était agréable et c’est là que Yuki se rendit compte que pour ces petits moments de plaisir, il était prêt à devenir le souffre douleur de monsieur Seneca.

- Tu es plus rapide que ce que je pensais. Tu as l’habitude de ranger ? On dirait que tu excelles dans le domaine. En tout cas, il manque encore un CV et les deux lettres de motivation. Tu me préviendras quand tu les auras trouvées. Et tu feras des heures supplémentaires si nécessaire, compris ?

Yuki but littéralement les mots de son nouveau patron, ne pouvant s’empêcher de retenir sa queue de fouetter l’air. C’était instinctif et il se doutait bien que sur le moment il devait ressembler à ces chiens excité à qui leur maitre à promit une promenade. Il essaya de se calmer en fermant les yeux, se concentrant sur autre choses, diminuant ainsi son rythme cardiaque, empêchant sa queue ou ses oreilles de démontrer sa joie excessive. Bon sang, il ne devait pas être trop démonstratif, cela pourrait déplaire à son nouveau patron.

- Merci monsieur Seneca. Pour le ménage, disons que c’est une occupation qui me plait au quotidien. Je m’y mets tout de suite monsieur. Je vous promets de ne pas m’arrêter avant de les avoir déposer sur votre bureau.

Et bien entendu, il n’avait rien à redire sur les heures supplémentaires. Il était le genre de personne à arriver toujours une demi-heure avant l’heure et ne pas se plaindre ses horaires. Tant qu’il travaillait, cela lui allait très bien.

Le toutou regarda Loris partir vers son bureau et s’installer sur sa chaise, un peu en retrait avec le combiné du téléphone. Il avait roulé à quelques mètres du bureau, certainement pour que Yuki puisse continuer son rangement, ce qu’il fit sans attendre. Il s’attaque au reste des papiers qui trainaient sur le bureau de son patron, faisant un tri. Il jeta à la poubelle des papiers sans importance et des déchets tels que des capsules de café, des paquets de nourriture et des gobelets vides. Il trouva d’autre chose au fur et à mesure qu’il rangeait, mais ne les nomma plus. Heureusement qu’il était là à présent… Loris avait l’air d’avoir une assez mauvaise alimentation, vu tout les paquets de sandwich et de plat préparé par la cuisine de l’hôtel. Il n’avait pas une alimentation très équilibrée…. Yuki se mit à penser qu’il lui ferait peut-être un genre de bento, un jour… Il n’allait pas faire fuir son patron tout de suite avec ses airs de femme au foyer. Et puis, un vampire n’avait-il pas besoin que de sang pour survivre ?... Il lui poserait la question un jour.

Il tira un des tiroirs du bureau et ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche de surprise en voyant le bordel monstre à l’intérieur. On aurait dit que le patron avait fourré toute chose pour essayer de cacher le bordel. Mais c’était peine perdue. Yuki retira complètement les deux tiroirs, qu’il déposa sur le dessus du bureau à présent rangé et se mit à nouveau à trier, écoutant la conversation de Loris d’une oreille attentive par la même occasion. Le grand patron venait de demander tout ce que Yuki avait besoin et en regardant le clin d’œil qu’il venait de lui faire, le toutou ne put s’empêcher de rougir et détourner la tête gêné. Bon sang, cette cohabitation –si on peut dire- risquait d’être intéressante…

Yuki se dépêcha de terminer de ranger le bureau du patron, ce qui lui prit un bon quart d’heure. Il entendit les brides de conversation de Loris, toujours au téléphone, surement avec des clients à présent. Son travail en ce moment semblait se faire prioritairement par téléphone, surement du à l’état de son bureau… Il allait devoir redresser ses manches pour finir tout ça en un temps record. Au moins, dans un des tiroirs, il avait déjà trouvé le CV manquant. Plus que les deux lettres de motivations. Et puis, le bureau était en ordre et nettoyer, Yuki avait pris soin de passer un coup de lingette avec du produit nettoyant dessus. Le meuble semblait être neuf et sentait bon le produit à bois. Il avait de quoi être fier.

Il acquiesça la tête en direction de Loris, pour ne pas le déranger dans sa conversation, lui montrant qu’il avait rangé et nettoyer son bureau, le laissant retourner à sa place. Ce fut une conversation de sourd, mais le patron sembla comprendre où il voulait en venir.

Yuki redressa ses manches pour s’attaquer à la totalité de la pièce, tout d’abord il allait faire les choses par étapes. En premier lieu, ramasser les déchets et tout trier dans un grand sac poubelle. Et puis après il ferait le ménage et finirait par tout trier. Il trouva un grand sac dans un coin et se mit à ramasser les déchets dans toute la pièce, se baissant dans tous les recoins de la pièce. En quelques minutes le sac fut plein et la pièce un peu plus propre. Il referma le sac et sortit quelques instants pour le déposer à l’extérieur, là où il ne dérangerait plus, laissant pour la même occasion Loris travailler tranquillement. Le toutou essayait le plus possible de se faire discret et faire correctement son travail. Et vu à l’allure à laquelle il travaillait, il semblait bien faire son travail. Il revint rapidement au bureau, trouvant le vampire à la même place et décida maintenant de s’attaquer aux papiers, qu’il ramassa et empila sur son propre bureau, encore vide. Dix minutes plus tard, le sol était enfin propre et nettoyé. Et son bureau était remplis d’une montagne de document qu’il allait devoir trier… Dieu cela allait lui prendre des heures. Mais il allait surtout avoir du mal à les ranger sans armoire… Mais au moins la pièce était propre et elle semblait même avoir grandit. Elle était un peu vide…
On toqua à la porte et Yuki s’empressa d’aller voir. C’était un employer du département du matériel qui venait livrer leur commande. Et Yuki vit une énorme armoire noire à rideaux et cinq autres paquets. Wahou… ils étaient rapides dis donc. L’employé lui demanda une signature en bas de la page de finit par partir aussi rapidement qu’il était venu. Laissant Yuki seul dans le couloir. Quoi ? Le toutou regarda l’armoire, plus haute que lui d’au moins 50 centimètres et soupira. Comment allait-il bouger ça ? Il s’attaqua d’abord aux cartons. Ils étaient lourds et encombrant, mais heureusement pour lui en tant qu’homme il avait tout de même un peu de muscles. En rentrant dans la pièce, Loris était tourné vers la fenêtre dos à lui et Yuki put donc emmener les cartons en silence à côté de son bureau. Son patron aurait surement trouvé ça étrange qu’une fille aussi fragile que lui puisse transporter de gros cartons. Il retourna dans le couloir et regarda, dépité, l’armoire à rideaux. Nan… il était un homme certes, mais pas assez fort pour porter ça tout seul… Et l’abruti d’employé qui était partit sans l’aider. Il n’avait pas le choix…

Il entra dans le bureau de Loris et attendit qu’il termine sa conversation téléphonique, d’ailleurs le vampire allait surement être surprise de voir son bureau dans cet état. Pendant qu’il avait le dos tourné, on aurait dit qu’une tornade avait rangé son espace de travail. Et c’était surement le cas. Yuki resta début en face de son bureau et joua avec ses mains gêné.

- Excusez-moi de vous déranger monsieur Seneca… Je suis un peu embêté. Pourriez-vous m’aider ?

Le patron fit à nouveau son visage impassible le sourcil relevé et Yuki continua sa tirade, le rouge aux joues. Il savait se faire passer pour une jeune fille certes, mais quand la vérité lui éclatait au visage, elle était plutôt énervante. Il était faible…

- Ils ont déposé l’armoire dans le couloir et je n’arrive pas à la déplacer….


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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Dim 31 Jan - 23:41






A votre service, patron !

Loris & Yuki


Je retins un ricanement devant la façon que Yuki avait de réagir. Je venais de lui promettre des heures supplémentaires – non payées et elle s’en doutait – ainsi qu’un travail colossal à accomplir en un minimum de temps pour sa période d’essai,  et elle était toute excitée ? La petite hybride ressemblait à un chien bien dressé qui aurait répondu à toutes les demandes de son maître en se contentant de la satisfaction de lui obéir. Il était difficile de considérer cela comme une satisfaction pour quelqu’un de normal, mais pas pour un chien fidèle. Une demande à son égard constituait la certitude que le maître croyait en son chien. La jeune femme souhaitait-elle entretenir ce type de relation avec moi ? L’idée n’était pas déplaisante, bien au contraire. Avoir une personne à même de répondre au moindre de mes désirs sans rien demander en retour était sans doute ce dont j’avais toujours rêvé.

Yuki me promit de terminer le rangement dans le temps qui lui serait imparti, quels que soient les sacrifices à faire. Cela comprenait certainement ses heures de sommeil. Je hochai la tête devant ses paroles et retournai m’asseoir à mon bureau qui n’avait jamais été aussi propre. Yuki avait même remis en place le cadre exposant la photographie d’Alyns et de son visage resplendissant de bienveillance. Je ne l’avais pas vue depuis soixante-dix ans. Le temps passait vraiment vite, dans le plan des humains. En ce laps de temps, j’avais atteint le paroxysme de la beauté que j’allais conserver pendant encore de nombreux siècles, tandis que les humains étaient déjà nombreux à avoir péri. J’observai le visage d’Alyns pendant quelques secondes avec une certaine nostalgie. Il était hors de question que je retourne sur Pradia avant d’avoir retrouvé Vilom. Je m’arrachai à ma contemplation pour reprendre le cours de mon travail. Le passé ne devait pas me hanter. Je saisis le téléphone pour parler au département du matériel et obtenir les fournitures de Yuki.

Ma demande fut acceptée, sans surprise. Je fis un clin d’œil à Yuki qui semblait écouter ma discussion, et la jeune femme se mit à rougir pour mon plus grand plaisir. Je n’étais pas sûr qu’il soit possible de trouver une secrétaire aussi parfaite. Je passai un nouveau coup de téléphone pour un client en dévorant Yuki du regard sans aucune retenue puisqu’elle était dos à moi et, par conséquent, ne pouvait pas me surprendre. Elle était mince, plutôt plate et particulièrement jolie. Ses jambes fuselées me donnaient envie de les découvrir plus amplement. Son visage si vite embarrassé devait être magnifique pendant des actes peu catholiques… avait-elle seulement déjà couché avec quelqu’un ? Elle semblait si innocente que je n’en étais pas certain.

Malheureusement, ma secrétaire finit par s’éloigner et s’attaqua au rangement de l’ensemble de la pièce. Il m’était désormais impossible de la mater impunément, je repris donc avec plus de concentration mon coup de fil en me tourna sur mon siège pivotant pour regarder par la fenêtre. Il était plus de 18h en hiver, le soleil était couché depuis longtemps. De lourds rideaux de velours encadraient l’unique fenêtre de la pièce pour me permettre de m’abriter du soleil si je me retrouvais à travailler quand cette erreur de la nature était levée.

Je fus tellement absorbé par cette conversation avec mon client que je fus presque surpris, en raccrochant, de voir Yuki debout devant mon bureau. Depuis quand attendait-elle sans rien faire ? Cela faisait au moins trente minutes que je parlais. J’arquai un sourcil face à elle, convaincu qu’elle pouvait être plantée ici, immobile, depuis dix minutes. Définitivement, je n’imaginais pas Yuki me tapoter l’épaule pendant l’appel, peu importe combien la situation pouvait être importante pour elle. Je la fixai en silence, attendant qu’elle s’explique. Elle prit d’abord le temps de triturer ses mains d’un air gêné. De toute évidence, elle avait quelque chose à me demander. Allait-elle oser le faire ? Un sourire amusé se dessina sur mon visage alors que je m’adossais confortablement dans mon fauteuil pour admirer le spectacle.

- Excusez-moi de vous déranger monsieur Seneca… Je suis un peu embêté. Pourriez-vous m’aider ?

Je tentai de prendre un air impassible alors qu’intérieurement, j’étais presque pris d’un fou-rire. Yuki était tout simplement adorable à ne pas savoir s’imposer face à quelqu’un. Une question me traversa l’esprit : était-elle plus soumise avec moi qu’avec les autres puisque j’étais son patron ? D’un certain côté, je l’espérais. Non, soyons sincère : je l’espérais quoiqu’il arrive. L’idée d’exercer sur elle une autorité unique et puissante me plaisait beaucoup. Je laissai planer un long silence plutôt que de lui répondre pour rendre l’atmosphère plus pesante. Taquiner Yuki risquait de devenir un de mes hobbies favoris.

- Ils ont déposé l’armoire dans le couloir et je n’arrive pas à la déplacer….

Je restai impassible face à elle. Evidemment qu’elle ne pouvait pas soulever une armoire toute seule, elle était si frêle. Je jetai un coup d’œil derrière elle et vit plusieurs cartons qui n’étaient pas présents auparavant et ne semblaient pas être du rangement. D’ailleurs, elle avait bien avancé. Il était désormais possible de poser un pied sur le sol sans marcher sur une feuille volante. Je déduisis que les cartons contenaient ce que j’avais demandé pour ma secrétaire, et donc que c’était assez lourd. Comment avait-elle fait pour les porter toute seule ? Yuki cachait plus de ressources que je ne l’aurais cru. Je levai les yeux au ciel dans un sourire avant de me lever.

- Pourquoi es-tu gênée de me demander ça ? Avec ta carrure, je ne vois pas comment tu pourrais soulever une armoire. D’ailleurs, je ne sais même pas comment tu as pu porter ces cartons. Les vampires ont de la force, pour des humanoïdes. Tu aurais dû me demander dès le début.

Je fis le tour du bureau pour aller jusque dans le couloir, Yuki sur mes talons. Elle était tellement discrète et efficace que je n’avais pas été dérangé que ce soit par son rangement ou l’arrivée du personnel de la section matériel. J’observai l’armoire particulièrement haute qui nous avait été livrée à l’instant. Elle faisait à peu près deux mètres de haut, si bien que Yuki n’atteindrait jamais la dernière étagère, peut-être même pas l’avant-dernière. Il faudrait songer à lui faire une marche pour qu’elle puisse travailler correctement. Mais, bien sûr, j’allais profiter du plaisir de voir comment elle allait me la demander, et surtout quand. J’imaginais qu’elle essaierait un nombre incalculable de fois d’atteindre la dernière étagère sans succès lorsque les plus basses seraient pleines, ce qui serait le cas lorsqu’elle aura terminé de ranger la pièce.

En tout cas, vu la taille de l’armoire, je n’avais pas intérêt à la prendre n’importe comment si je ne voulais pas qu’elle me tombe sur la tête. Même si j’étais fort, elle restait plus grande que moi et risquait de basculer si je la maintenais mal. Je pris l’armoire un peu au-dessus de son centre et la soulevai sans grande peine. Yuki s’approcha pour m’aider, bien entendu, alors qu’elle n’aurait vraiment pas dû. Surpris par la différence de poids, je tanguai et l’armoire cogna le bras gauche de ma secrétaire qui poussa un gémissement de douleur. Inquiet, je reposai le meuble tant bien que mal et approchai de ma secrétaire. Cette fois-ci, je ne pensai même pas à feindre une quelconque indifférence. Je ne voulais surtout pas l’avoir blessée, et pas uniquement parce que cela l’aurait rendu moins efficace dans son travail. Non. J’étais inquiet pour elle. Je saisis son bras, comme si j’allais pouvoir en évaluer l’état.

- Tu vas bien ? Demandai-je précipitamment. Je suis désolé, je ne m’attendais pas à ce que tu prennes l’armoire aussi. N’y touche pas, c’est trop lourd pour toi. Tu veux aller à la salle de soins ?



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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Jeu 4 Fév - 17:12



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Yuki cru voir son patron lever les yeux au ciel avant de se redresser. Qu’avait-il dit de  travers encore ? Il se mordit l’intérieur de la lèvre attendant qu’il dise quelque chose, ce qui ne tarda pas à arriver. Loris commença a avancer en parlant, Yuki se dépêcha de rester derrière lui, pour ne pas être à la traine.

- Pourquoi es-tu gênée de me demander ça ? Avec ta carrure, je ne vois pas comment tu pourrais soulever une armoire.

Intérieurement, Yuki ne put s’empêcher de bouder un peu. Avec ta carrure ? Encore et toujours ce même commentaire. Mais au moins maintenant, ces phrases n’étaient plus tourner de manière péjorative. Quand il assumait son statut d’homme devant les autres, il avait souvent eu des remarques méchantes telles que : mauviette, écrevisse, lopette, faible, mollasson et bien d’autre dont il ne se rappelle plus. Ce n’était pas de très bons souvenirs, mais en tout cas maintenant ce genre de choses était du passé. Aux yeux de tous, il était à présent une jeune fille, une fille certes chétive, mais mignonne. Et c’était plus agréable que de se faire traiter de faiblard. Il continua de trottiner derrière son patron qui continua sa phrase sans le regarder.

- D’ailleurs, je ne sais même pas comment tu as pu porter ces cartons. Les vampires ont de la force, pour des humanoïdes. Tu aurais dû me demander dès le début.

Yuki ne put s’empêcher de rigoler pour lui-même quand le patron mentionna les cartons. S’il savait comment il avait fait pour les transporter, il en rigolerait tiens. Ou alors, il y aurait plutôt de forte chance qu’il le mette dehors. Mais après tout, Yuki ne lui avait pas mentit. Il ne lui avait pas demandé son sexe ni son Cv... Il n’était en l’occurrence pas complètement fautif... Il fallait bien trouver une sorte d’excuse.

Puis il se mit à réfléchir à sa deuxième phrase. Il aurait du lui demander ? Sérieusement ? Lui qui  pensait que Loris été du genre à ne pas vouloir être dérangé sous aucun prétexte. Et puis, il était presque sûr que s’il l’avait fait, il aurait pris un râteau. Les patrons et leur phrase sans queue ni tête. Mais soit, il garderait cette information quelque part en tête. Et un jour, il lui demanderait peut-être de l’aide. Mais pas avant d’avoir essayer de le faire tout seul hein. Il en allait de sa réputation. Il n’était pas le meilleur toutou à tout faire pour rien voyons.

Ils arrivèrent rapidement dans le couloir, où l’armoire trônait encore en plein milieu du passage. Heureusement d’ailleurs que ce couloir était réservé à Loris et à son bureau. Sinon ils auraient eu des soucis à cloquer ainsi le passage. Quoique, dans un sens, Yuki était sûr que personne n’aurait osé dire quoique ce soit à Loris et cette idée le fit rire. Il n’avait pas l’air d’être le seul à le respecter par ici.

Loris prit le temps de détailler l’objet en question. L’armoire était vraiment haute et elle semblait très lourde, bien qu’elle soit encore vide. Être deux à porter ça n’allait pas être de trop. Pendant qu’il réfléchissait à cela, son patron prit déjà les choses en main, soulevant l’armoire en son centre, laissant le toutou un peu perdu. Il sursauta et se dépêcha d’approcher pour aider à transporter le meuble. Mauvaise idée... Pourtant il n’avait pas pensé à mal.

Il tendit les deux mains pour attraper l’armoire afin de la soulever également et fit perdre l’équilibre que loris avait réussi à trouver. Petite bourde... Cela fit en sorte que le patron tangua et finisse par le percuter au bras, assez fortement pour lui arracher un gémissement de douleur, finit de quelques geignements presque inaudibles. Dieu ça faisait mal... Son bras n’était pas cassé certes et Loris n’avait pas menti sur sa force surhumaine. Yuki avait bien sentit que le coup n’était pas juste du au poids de l’armoire.

Son patron déposa l’armoire au sol et s’approcha, prenant en main le bras douloureux de Yuki, ce qui lui arracha un soupire de douleur. Le muscle semblait être un peu engourdi et le simple fait de bouger son bras le faisait grincer des dents. Il ravala son envie de grogner et de lui retirer violemment son bras. Il n’avait pas à réagir comme ça et c’était excessif contre quelqu'un qui était simplement en train de s’inquiéter pour lui. Maudite réaction naturelle...

- Tu vas bien ?

Le toutou approuva d’un signe de tête. En globalité ça allait. Pour le moment cela faisait très mal, mais il suffirait d’attendre un peu, mettre de la glace et on n’y verrait que du feu. Il ne fallait pas oublier qu’il n’était pas réellement une femme hein, il n’était pas si douillet. Mais ça son patron l’ignorait et une femme était toujours très sensible à ce genre de chose. Mais une chose est sûr, il ne ferait pas semblant sur ce point. C’était ridicule...

- Je suis désolé, je ne m’attendais pas à ce que tu prennes l’armoire aussi. N’y touche pas, c’est trop lourd pour toi. Tu veux aller à la salle de soins ?

Loris relâcha son bras délicatement, ayant bien vu que le simple fait de bouger d’un centimètre le membre en question faisant hérisser les poils du toutou. Et Yuki se détendit un peu, ce n’était pas la faute du patron mais quand il était souffrant, il avait pour habitude de se débrouiller tout seul et avoir autant d’attention d’un coup... était un peu troublant et étrange...

- J’irais tout à l’heure pour mettre un peu de glace, ne vous préoccuper par pour ça, affirma le toutou en plaquant son bras contre son corps, faisant en sorte de le bloquer de son autre bras valide.

Il n’eut pas le temps de redire ou faire quoique ce soit, qu’il sentit une poussée au niveau de son dos. Loris essayait de le trainer dans le couloir, pour aller savoir quoi d’ailleurs. Le toutou le regarda d’un air curieux et les yeux dorés du patron avaient repris leur air monotone. Dommage.  

- Aller je t’y amène de suite.

- Quoi ? Non, monsieur Seneca je peux y aller seul plus tard. Ne vous préoccupez pas pour...

- Yuki, avance, ordonna-t-il. A moins que tu ne préfères que je te porte jusqu’à là-bas.

Yuki ravala tout ce qu’il voulait dire et rougit. Porter ? Sérieusement ? Non ! C’était trop gênant. Ils allaient devoir passer par le hall d’entrée en plus. Il était hors de question qu’il le porte. Il grommela sans se faire entendre et finit par accepter, trottinant silencieusement derrière lui. Bon, il est vrai qu’il ne savait même pas où était la salle de soin... mais il se serait débrouiller d’une manière ou d’une autre. Ils traversèrent la réception vide, le soleil s’était couché depuis un petit bout de temps, que Yuki perdit le fil du temps. Combien de temps avait-il passé à ranger le bureau de monsieur Seneca ? Il faisait si sombre... Lizie était toujours à son poste, ce qui informe Yuki qu’il n’était pas encore 21h, l’heure à laquelle la démone débauchait. Elle lui lança un petit regard curieux, que Yuki répondit par un hochement de tête. Elle n’avait pas à savoir de toute manière. Ils arrivèrent rapidement devant une porte notée infirmerie et Loris entra sans prendre le temps de toquer. Et bien... Il était vraiment plus puissant qu’il n’y parait. Yuki passa timidement sa tête par l’entrebâillement de la porte et remarqua que la pièce était vide. L’infirmière n’était pas là ? Dans un sens, tans mieux. Loris lui dit de s’assoir pendant qu’il fouillait les tiroirs, cherchant surement de quoi le soigner. Il était persuadé qu’un simple pain de glace aurait suffit...

Il regarda la pièce avec intérêt, assis sur la table d’osculation.

- Nous avons le droit d’entrer sans autorisation ? demanda-t-il.

Mais son patron ne prit pas la peine de lui répondre revenant quelques minutes après avec une compresse refroidissante, l’appliquant sur son bras droit, sans demander l’avis de l’hybride. Yuki se laissa faire, gémissant en sentant le contact gelé de la compresse sur sa peau.

- Ahhh, c’est froid !


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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Lun 8 Fév - 23:19






A votre service, patron !

Loris & Yuki


- Yuki, avance. A moins que tu ne préfères que je te porte jusque là-bas.

Je fixai les grands yeux bleus de Yuki avec une sévérité feinte. En réalité, j’étais inquiet et je me sentais terriblement coupable. Comment avais-je pu mettre un coup d’armoire à ma toute nouvelle, frêle et délicate secrétaire ? Loris, c’est plutôt mal parti pour qu’elle accepte que tu la mordes un jour ou l’autre. J’étais un imbécile et beaucoup plus maladroit que je ne l’aurais cru. En un sens, j’étais presque énervé qu’elle ait essayé d’attraper le meuble – bien que je ne lui eusse pas précisé de ne pas m’aider – car si elle ne l’avait pas fait, elle irait sans doute très bien. Mais l’inquiétude l’emportait sur l’agacement. Son bras était rougi et de toute évidence elle aurait une bosse bleuie demain. Je poussai Yuki dans le dos jusqu’à l’infirmerie comme pour me déculpabiliser.

Je me sentis un peu plus détendu en voyant le visage de ma belle secrétaire rougir soudainement. Apparemment, l’idée que je la porte comme une princesse jusqu’à la salle de soins ne lui déplaisait pas du tout. A cette époque, je ne savais pas combien je me méprenais sur cette interprétation pleine de vantardise. Nous arrivâmes rapidement sur place. Il était plus de 20h30 désormais et l’infirmière était partie depuis bien longtemps, je pouvais donc entrer en étant certain de ne déranger personne. Yuki, quant à elle, semblait être un peu plus sur la réserve. Elle passa la tête par l’encadrement de la porte avant de courir s’asseoir sur la table d’auscultation lorsque je lui ordonnai, admettons-le, un peu sèchement. Elle apprendrait vite que j’étais imbuvable lorsque j’étais inquiet.

- Nous avons le droit d’entrer sans autorisation ?


Sa voix était si hésitante que je dus retenir un petit rire alors que je fouillais les placards à la recherche d’un sac pour y mettre de la glace et d’antidouleurs. L’innocence de Yuki me donnait envie de jouer avec elle. Et je ne me fis pas prier pour le faire. Tout d’abord, je ne répondis pas. Je vins poser une poche de glace contre le bras de Yuki, qui se plaignit immédiatement du choc des températures entre la chaleur de sa blessure et ce qui allait l’apaiser.  D’un air nonchalant, je lui répondis.

- En général, non. Mais tu apprendras très vite que j’ai beaucoup d’influence ici et que si je souhaite entrer dans l’infirmerie, personne ne m’en empêchera. Est-ce que tu es allergique à quelque chose ?

Je repartis vers l’armoire pour revenir vers elle avec deux boîtes de médicaments, ne sachant pas si elle était allergique à quelque chose. Si après le bleu je lui déclenchais une crise, je crois que je ne m’en remettrais pas. Yuki n’appuyait absolument pas le sac contre sa blessure, sans doute un peu trop sensible au froid. Je poussai un soupir et m’assit à côté d’elle pour appuyer franchement la poche contre son bras. Elle gémit de nouveau de surprise, d’une façon plutôt sexy il fallait l’admettre. Des jeux avec des glaçons pourraient être…. Loris, à quoi tu penses ? Tu la connais à peine. Et même si elle avait accepté de faire tout ce que je voulais, même ce qui n’entrait pas dans le domaine du professionnel, il me semblait un peu extrême de lui imposer des choses comme ça. J’aimais jouer avec ses nerfs, avec son innocence, mais si elle ne voulait pas je ne risquais pas de la forcer à quoi que ce soit. J’étais un salaud, mais pas à ce point.

Le silence tomba un moment entre nous. Un silence un peu étrange. C’était inattendu de se retrouver à l’infirmerie avec ma secrétaire pour son premier jour, et d’être celui à l’origine de ses blessures. Et c’était aussi incongru d’être en train de tenir de la glace contre sa blessure alors que nous nous connaissions à peine. Ce contact physique provoquait une sorte de malaise en moi. Sans doute parce que je ne pensais pas qu’à des choses très recommandables en ce moment-même. J’en étais presque gêné, pour dire vrai.

Je finis par me lever calmement pour aller remplir un verre d’eau à Yuki. En plus de deux siècles de vie, j’avais toujours été incapable de prendre mes médicaments sans un verre d’eau. Pas très glorieux pour un vampire de grande lignée. Autant dire que si Yuki prenait son médicament sans eau, ma dignité serait mise à rude épreuve. De nouveau assis à côté de ma secrétaire, je constatai qu’elle avait sélectionné une boîte de médicaments. Son visage laissait transparaître à quel point ce choix fut effectué à contrecœur mais prouvait qu’elle m’avait bien cerné. Si elle refusait de choisir, j’allais la forcer à le faire de toute manière. Il était donc plus simple de m’obéir dès le début.

L’envie de la taquiner se fit plus forte, plus pressante. Il me semblait, pour ce que j’en avais vu jusque là, ne pas déplaire à Yuki. Elle rougissait facilement devant moi et répondait au moindre de mes désirs. Sa nature canine devait y être pour quelque chose, mais mon instinct de buveur de sang me dictait qu’il y avait plus. Je passai doucement ma main sur le menton de Yuki pour entrouvrir sa bouche et déposai une des gélules qu’elle avait choisie sur sa langue avant de placer le verre d’eau dans sa main, le tout avec beaucoup de sensualité. Si j’avais choisi Yuki, c’était aussi parce que jouer avec elle allait beaucoup m’amuser. Pourquoi se priver d’un plaisir aussi unique ?

- Prend ton médicament. Avant d’essayer, de refuser, sache que c’est un ordre, dis-je d’une voix suave, mes yeux d’or plantés dans les siens.

Je pris sa main pour porter son verre à ses lèvres sans la quitter du regard. Ah, je crois que j’allais me régaler de ses expressions embarrassées et de son innocence. Je ne pus m’empêcher d’inspirer l’odeur alléchante de ses cheveux. En cet instant, je crevais d’envie de la mordre. De percer sa chair tendre de mes canines et de déguster son sang sucré. C’était toutefois un peu prématuré pour la mordre. L’heure était à la taquinerie.

- Dis-moi, Yuki, je me posais une question. Est-ce que tu es vierge ?

Je lui posai cette question avec le plus grand sérieux du monde, comme s’il n’était pas déplacé de demander cela à sa secrétaire. Je rêvais déjà de ses joues se teintant de rouge et de son joli visage balbutiant.


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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Mer 10 Fév - 16:26



「 A votre service Patron ! 」

Ft Loris Seneca

- En général, non. Mais tu apprendras très vite que j’ai beaucoup d’influence ici et que si je souhaite entrer dans l’infirmerie, personne ne m’en empêchera.

Les dires de Loris confirmèrent immédiatement ce que Yuki avait en tête. Son patron était vraiment tout puissant et il s’autorisait un peu près tout ce qui était permis au sein de cet hôtel. N’importe quel secrétaire mal intentionné aurait pensé que cela lui donnerait aussi un peu de pouvoir, mais Yuki était loin de penser cela. En faite, il s’en fichait un peu. Bien sûr cela donnait un côté beaucoup plus viril à Loris, qui n’était pas pour lui déplaire, mais il aurait agit de la même manière si Loris n’avait pas été aussi puissant. Après tout il était là pour le servir et ça peu importe le reste.

- Est-ce que tu es allergique à quelque chose ?

Yuki essaya de se rappeler certaines de ces informations. Allergique… Non pas à sa connaissance. Après, il est vrai qu’il n’avait pas testé tout ce qui existait sur cette planète terre, alors il ne pouvait pas dire s’il n’y avait vraiment rien qui pourrait lui faire une réaction allergique. Mais niveau médicaments, son corps semblait accepter tous les genres. Le toutou resta un moment dans les nuages, cette histoire d’allergie lui rappela un instant sa défunte mère. Elle, elle aurait surement trouvé quelque chose qu’il n’aurait pas accepté. Elle était très attentive à ses enfants, parfois un peu trop étouffante même. Mais ce n’était pas quelque chose dont Yuki se plaignait. Il aurait préférer l’avoir à ses côtés, aussi étouffante sois-t-elle…

Il gardait la poche de froide contre son bras, sans appuyer de trop. C’était froid ce truc et la peau de Yuki était beaucoup plus sensible qu’il ne l’aurait cru. Lui qui était né dans les paysages enneigés de Hydria, il en avait un peu honte. Après tout, il est vrai qu’il avait grandi dans la zone aride de ce plan, en compagnie de sa sœur adoptive et de sa mère. Lui qui avait toujours secrètement rêvé d’y retourner… il ne pourrait certainement plus courir en chiot dans la neige fraiche. Fichue habitude… Tans pis, il le ferait quand même et ça même s’il choperait la crève du siècle derrière.

Le toutou sursauta, gémissant en sentant le froid lui mordre la peau. Loris venait d’appuyer le sac à glaçon complètement contre son bras, prenant les choses en main. Bon sang, c’était froid ! Mais le toutou décida qu’il était plutôt judicieux de se mordre la lèvre et de garder ses commentaires pour lui. Il resta calme et tranquille, laissant son patron faire ce qu’il voulait. Un silence pesant s’était installé entre eux, laissant le toutou un peu mal à l’aise. Déjà que leur proximité n’aidait en rien. Il n’avait vraiment pas l’habitude qu’on s’occupe de lui et encore moins que cela vienne de son patron, quelqu’un d’au dessus de lui. C’était vraiment… déstabilisant. Et ce sentiment dût être partager car Loris ne tarda pas à se relever pour aller chercher quelque chose au fond de la pièce.

Le toutou jeta un œil aux deux boites de médicaments que Loris avait posé en face de lui. Était-il vraiment obliger d’en prendre ? Ce n’était pas un peu… exagéré ? Mais il savait également que s’il esquivait encore un refus, Loris le prendrait mal et le forcerait sûrement à prendre une pilule, d’une manière ou d’une autre. Et il se refusa complètement de s’imaginer quoique ce soit vis-à-vis de ça. Il avait déjà assez fantasmé sur des trucs bizarres pour le reste de la semaine. Il allait vraiment devoir finir par se trouver un compagnon comme disait Hemy… Il avait atteins la majorité à présent, celle où on ne peut plus résister à l’appel de la période des amours. Rien que d’y penser, il en eu mal au crane. Ce printemps promettait…

Yuki sentit quelque chose relever son visage, ses yeux croisant ceux de son patron. Bon sang, qu’est-ce qu’il avait encore en tête… Il ne put s’empêcher de rougir furieusement, il semblait être mal à l’aise il y a à peine quelques instants par leur proximité. Et maintenant, il se permettait de le toucher au visage, le regardant avec ces yeux là, comme si de rien était… Son patron allait le rendre chèvre. Et dire qu’il venait tout juste de penser à la période de rut… Quelle coïncidence… Yuki essaya de fuir son regard un instant, mais impossible. Comment vouliez vous éviter le regard de quelqu’un qui vous agrippe par le menton ? Il vit le vampire sourire à sa réaction, comme si tout cela le faisait bien rire. Yuki était vraiment un veinard… Il attendit donc, se demandant ce que ce buveur de sang avait en tête. Il sentit la main de Loris faire pression sur sa mâchoire, l’obligeant à entrouvrir sa bouche. Il avait la bouche pâteuse, sèche et n’avait jamais sentit son cœur tambouriner autant dans sa cage thoracique. Il devait aussi avoir une tête d’ahuri. Mais… qu’est-ce qu’il allait faire bon sang ?! Yuki ne put s’empêcher de cogiter. Cette scène semblait tout droit sortir d’un film romantique où la femme se faisait embrasser tout de suite après. Mais il était hors de question que cela soit le cas. Non pas que Loris ne lui plaise pas… non du tout. Mais disons, que si leur relation… euh non. Ne parlons pas de relation. Cela n’arriverait même pas enfin ! Disons simplement qu’il aimerait dire la vérité avant. Il n’était pas une femme… et encore moins sa gentille et mignonne secrétaire…

La vérité lui revint en pleine figure, quand il sentit Loris poser une pilule sur le bord de sa langue. Ah… c’était dont ça. Il était encore en train de le narguer. Et dire que le toutou était en train de s’imaginer lui raconter la vérité… Idiot. Il était bien trop fleur bleu. Les histoires d’amour au premier regard n’hésitaient pas. Et puis, il ne fallait pas se voiler la face, qui pourrait tomber amoureux d’un être aussi étrange que lui ? Cela relevait du miracle…

- Prend ton médicament. Avant d’essayer, de refuser, sache que c’est un ordre.

Bien, il n’avait dont pas à refuser. Et vu que Loris lui mettait carrément le verre d’eau dans la bouche il aurait été dur de réagir négativement à cela. Il le laissa faire, rougissant d’une manière incontrôlée. Les yeux or de son patron le regardaient d’un air sérieux et brulant. Il ne savait plus si c’était encore pour le narguer où si tout cela était sincère… Le toutou se dit qu’il aurait du mal à savoir sur quel pied danser à force…  Il but une gorgée d’eau, avalant le comprimé en même temps. L’eau fraiche lui fit un bien fou… il avait la gorge sèche et son corps semblait en flamme. Il porta à nouveau le verre à ses lèvres, se rafraichir lui ferait encore du bien.

- Dis-moi, Yuki, je me posais une question. Est-ce que tu es vierge ?

Le toutou dut se retenir de ne pas tout recracher par le nez. Quelle était ce genre de question bon sang ? Et puis… et puis… bien entendu qu’il l’était ! Et ça même s’il avait passé 210 d’existence. Il essaya de contrôler sa gêne, toussant par la même occasion. Il avait presque failli s’étouffer avec son verre d’eau.  Il posa le verre sur la table près de lui, ayant peur de faire encore une bêtise. Mais tout ceci semblait amuser le patron…


- C’est le cas…

Après tout pourquoi mentir ? Ce n’était ni une honte ni un secret. Il était vierge oui. Ce n’était ni une course ni un trophée à remporter. Il avait décidé qu’il franchirait le pas le jour où il serait prêt et qu’il trouverait quelqu’un digne de confiance. Pour quelque chose d’aussi important, il fallait prendre son temps et bien réfléchir. Ce n’était pas quelque chose sur laquelle on pourrait revenir. Et puis, il y avait d’autres raisons... Vous vous doutez bien qu’en 210 ans de vie, Yuki avait refusé quelques prétendants. Plusieurs même… A chaque fois, ce n’était pas à lui qu’on chantait des sérénades, mais bien entendu à la mignonne et adorable petite Yuki. A ce côté féminin qu’il montrait. Et qu’aurait-il fait si pendant l’acte les prétendants en question se retrouvaient en face d’un homme ? Il ne pouvait rien faire. Et puis, il n’en avait pas envie. Cela se fera avec quelqu’un qui le connaitrait vraiment. Et qui l’accepterait avec sa vision des choses un peu étrange…

Le toutou joua nerveusement avec le tissu de la table d’osculation. Cette conversation le mettait un peu mal à l’aise. Il n’avait pas l’habitude d’en parler. Mais c’était encore plus étrange d’en parler avec Loris…

- Disons, que je n’ai pas trouvé la personne spéciale qui m’acceptera tel que je suis, dit-il en riant nerveusement. Je ne suis pas si adorable que j’en ai l’air.

A vrai dire il ne l’était pas du tout. C’était un homme. Un homme n’avait rien d’adorable ! Il soupira encrant son regard bleu azur vers le sol. C’était d’un ridicule. Parler de ça avec un vampire sexy en diable. Il ne devait plus l’être depuis belle lurette lui. Avec son physique et son charisme, il devait avoir une nouvelle compagne toute les nuits s’il le souhaitait. A penser cela, le toutou ne pût s’empêcher de grogner. Si seulement il pouvait faire partit de la catégorie des femmes qui aurait put se trouver dans sa vie… Mais il n’en était pas une. Mauvaise pioche. Et bien sûr, au lieu de dire ce qui le torturait, il recommença à nouveau à se dénigrer lui même. Vilaines habitudes...

- C’est d’un ridicule, être vierge à 210 ans… murmura-t-il entre ses dents.


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MessageSujet: Re: A votre service Patron ! [terminé]   Jeu 11 Fév - 23:54






A votre service, patron !

Loris & Yuki


- Dis-moi, Yuki, je me posais une question. Est-ce que tu es vierge ?

Yuki manqua de recracher la totalité du verre d’eau qu’elle était en train de boire et dut tousser un certain temps avant de pouvoir envisager de me répondre. Son visage s’était progressivement teint de rouge, comme si elle avait commencé par être persuadée d’avoir mal entendu, et ce jusqu’à ce que le doute se dissipât. Je jubilai intérieurement de voir l’effet de ma question sur mon adorable et innocente secrétaire. Toutefois, j’étais à peu près sûr que la réponse était « non ». Il semblait très improbable d’être encore vierge alors qu’elle avait sans doute plus de 200 ans. L’hybride posa son verre sur la table près d’elle et planta ses yeux sur le sol. J’attendais la réponse avec une impatience grandissante.

- C’est le cas…

Ce fut à mon tour d’être soumis à un choc terrible. J’écarquillai les yeux devant sa réponse plus qu’improbable. Si Yuki avait été humaine, j’aurais sans doute parié qu’elle était vierge. Mais en 200 ans… J’en éprouvai une étrange satisfaction. Cependant, c’était si étonnant que je commençai par me dire qu’elle se jouait de moi. Je laissai donc un silence passer, mais Yuki garda son sérieux et continua à fixer opiniâtrement le sol, les joues rouges et les oreilles rabattues sur le crâne. Je finis donc par me rendre à l’évidence : elle disait la vérité. J’en ressentis un contentement inadapté. Quelques images peu recommandables me vinrent en tête. Le visage de Yuki lorsqu’elle prenait du plaisir… Je fermai les yeux pour chasser ces pensées. Loris, arrête de fantasmer sur ta secrétaire. C’est tellement cliché.

J’étais tellement concentré à ne pas imaginer Yuki dans des situations peu appropriées que je ne faisais absolument plus attention à ses réactions. Une concentration sans faille était nécessaire pour retrouver le droit chemin. Toutefois, Yuki sembla prendre mon silence pour une demande d’explications puisqu’elle continua sur sa lancée.

- Disons, que je n’ai pas trouvé la personne spéciale qui m’acceptera tel que je suis. Je ne suis pas si adorable que j’en ai l’air.

J’arquai un sourcil devant ses paroles. Toutes les personnes qu’elles avaient rencontrées la rejetaient parce qu’elle n’était pas assez « adorable » ? Je n’avais sans doute jamais vu une personne aussi craquante que Yuki, et pourtant j’avais rencontré bien du monde en plus de deux siècles de vie. Je finis par me demander ce qui pouvait bien faire fuir les conquêtes de Yuki au moment fatidique. Peut-être portait-elle de larges cicatrices sur le corps. Des cicatrices mal fermées, repoussantes. Serais-je à même de les apprécier si un jour survenait un rapprochement entre nous ? Je n’en savais rien. Il était difficile d’imaginer l’ampleur de la chose si elle était toujours vierge. En tout cas, il n’y avait aucune certitude sur le fait qu’il s’agisse de cela. Peut-être Yuki avait-elle des préférences déviantes au lit et que ses conquêtes n’étaient pas partantes pour essayer. Pour ma part, j’étais assez ouvert à la nouveauté.

- Toi, pas adorable ? Tu dois bien cacher tes défauts alors, ricanai-je.

Après tout, Yuki devait avoir eu bon nombre de propositions. L’hybride se mit à grogner sans que je comprenne pourquoi. D’ailleurs, elle semblait tant absorbée par ses pensées que je n’étais même pas certain qu’elle ait écouté le compliment que je venais de lui faire. Depuis que nous étions dans cette infirmerie, j’avais l’impression que notre rencontre prenait une tournure différente de celle de patron à secrétaire. Être plus intime avec elle était une idée qui me ravissait. Je me demandai ce qui pouvait bien lui prendre pour grogner de cette manière, peut-être l’embarras d’être soumise à de telles questions.

- C’est d’un ridicule, être vierge à 210 ans…

Je me mordis l’intérieur de la joue, un peu contrarié. En réalité, je n’avais pas prévu que la discussion tourne de cette manière. J’avais simplement cherché à mettre Yuki un peu mal à l’aise avec ma question et à voir son visage délicat se teindre d’une délicieuse couleur vermillon. Mais je l’avais blessée. Yuki demeurait assise sur la table d’auscultation, les oreilles rabattues sur le côté et le regard amer. Comment devais-je réagir, désormais ? J’aurais voulu garder ma posture de patron cruel qui n’hésite pas à jouer avec les nerfs de son employé fétiche, toutefois l’idée de la blesser me déplaisait. Je n’avais souhaité que jouer avec elle.

Je poussai un soupir en passant une main dans les cheveux. Réconforter les autres n’était pas exactement ma spécialité, et encore moins mon rôle en tant que patron. Néanmoins, je n’étais pas le genre d’homme à fuir devant ses responsabilités. Alors puisqu’il fallait se lancer, j’allais le faire sans plus attendre.

- Si tu attends la bonne personne ça n’a rien de ridicule. Regarde combien de gens regrettent de s’être laissé aller avec le premier venu. Comme quoi, tu n’as rien à leur envier. Et il ne faut pas avoir honte de tes choix. Bien que j’ai du mal à comprendre pourquoi tu dis ne pas être mignonne.

Je passai ma main dans mes cheveux de nouveau, une sorte de tic lorsque j’étais gêné. Ce n’était pas mon fort de réconforter quelqu’un, et encore moins d’exprimer à ma toute nouvelle secrétaire combien je la trouvais mignonne. S’il n’y avait pas une plainte sur mon bureau demain à la première heure pour harcèlement sexuel, je ne m’y connaissais pas droit. Enfin, Yuki ne semblait pas tout à fait indifférente à mon charme donc j’avais de bonnes chances de m’en sortir.

J’étais toutefois incapable de laisser Yuki sur une image de moi aussi positive. J’avais toujours ce besoin de casser le charme le sérieux d’une situation à un moment ou à un autre lorsque cela ne m’arrangeait pas. En l’occurrence, le regard ébahi de Yuki par mes paroles me mettait mal à l’aise. Je n’avais pas l’habitude de passer pour quelqu’un de clément et agréable. Définitivement, ce n’était pas moi. Lorsque je croisai le regard de Yuki, j’eus envie de l’embrasser. A cet instant, je compris que notre proximité était allée trop loin. Il fallait remettre la distance nécessaire entre un patron et sa secrétaire. Pas parce que je ne voulais pas de Yuki dans mon lit, non. Mais parce que ses grands yeux azurs reconnaissant faisaient battre mon cœur plus fort. Et ça, c’était hors de question.

- Enfin, ce n’est pas le lieu pour parler de cela. On retourne au boulot.


Je me levai le premier de la table et quittai l’infirmerie, Yuki sur les talons. En temps normal, j’aurais plaisanté en proposant à Yuki d’arranger son souci ensemble. Cependant, je n’étais pas comme d’habitude. Parce que Yuki me touchait plus que les autres. Et cette proximité naissante m’effrayait.

J’étais en train de me faire avoir à mon propre jeu.

FIN


Hrp : j’espère que ça te plaît ma petite Jess, Loris va vite se rabibocher avec son Yuki ♥


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